Tout sur Christine Mattheeuws

Alors que les magasins dits "non-essentiels" rouvriront leurs portes le 1er décembre, ceux de l'habillement, entre autres, aimeraient d'urgence avoir de la clarté quant aux soldes d'hiver. De leur côté, c'est clair, d'après le syndicat neutre pour indépendants et Comeos, ils ne veulent pas d'un report.

Le Ministre de la santé Frank Vandenbroucke (SP.A) a fait une sortie pour le moins polémique ce dimanche en déclarant que les magasins ne présentent a priori "pas de grand risque" et que la fermeture des commerces non essentiels a été décrétée uniquement pour provoquer un "choc" dans la population. Pour le secteur, c'est l'incompréhension la plus totale.

Ouvrir sur rendez-vous n'est pas la solution, c'est un pis-aller, affirme, après avoir sondé 922 commerçants, le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) qui demande une réouverture rapide, "dans des conditions strictes et sûres et selon des directives claires" des commerces actuellement contraints de rester portes closes en raison de la crise sanitaire.

La ligne prévention Suicide à l'intention des indépendants lancée ce mercredi par la ministre wallonne de l'Emploi et de la Santé, Christie Morreale, est une bonne chose, estime le Syndicat neutre pour Indépendants (SNI). "Quelque 55% d'entre eux se disent très stressés contre 10% avant la crise", d'après une enquête menée auprès de 738 entrepreneurs.

42% des travailleurs indépendants et des PME ont changé de business model durant les mesures de confinement, par exemple en passant à la vente à emporter ou à la livraison ou en ouvrant un magasin en ligne, selon une enquête menée par le Syndicat neutre pour indépendants (SNI) auprès de 863 indépendants et PME.

Selon le Syndicat Neutre pour Indépendants (SNI) "les propositions du Conseil National de sécurité évitent une concurrence déloyale entre ceux qui vendent les mêmes produits, ce qui est en soit une bonne chose mais la semaine supplémentaire de fermeture causera des faillites supplémentaires et de la frustration". "Une décision qui fait mal, mais qui donne une perspective"selon la fédération du commerce et des services Comeos.

Avec les mesures restrictives annoncées jeudi soir à l'issue d'un Conseil national de sécurité, on peut s'attendre à un impact économique "direct et violent" sur certains secteurs touchés en première ligne, comme l'horeca, la culture et les loisirs, selon les mots de l'UCM. Les inquiétudes, particulièrement pour les indépendants du commerce et de l'horeca, sont communément partagées jeudi soir par les organisations représentatives et syndicales comme l'UCM, le SDI et le SNI.

Selon le SPF Économie, il reste en Belgique 630 cordonniers traditionnels (chiffres 2017), contre 805 il y a 10 ans, soit une baisse de 22%. Le métier est en voie de disparition et le Syndicat Neutre pour Indépendants (SNI) s'en inquiète.

"Les victimes de la grève nationale sont une nouvelle fois les petits entrepreneurs et les travailleurs qui sont désireux de travailler", regrette mardi le Syndicat neutre pour indépendants (SNI).