Tout sur CGSLB

Après la FEB et l'Unizo, les trois syndicats - CSC, FGTB et CGSLB - ont approuvé, après consultation de leur base vendredi matin, l'accord atteint par le Groupe des 10. En jeu : les pensions complémentaires, mais pas seulement. Le front commun syndical a déjà prévenu qu'il conditionnait son feu vert à l'application de l'accord dans sa totalité par le gouvernement.

"Sans un refinancement durable", l'avenir de la région bruxelloise est "fondamentalement compromis", soulignent en choeur CSC, FGTB et CGSLB. Un phénomène qui affectera ceux qui habitent la capitale mais aussi ceux qui y travaillent. Leur solution tient en trois points.

Pour la CGSLB, ce ne sont pas 240 millions mais 295 millions d'euros que Dexia doit encore économiser. Pas question de tailler à nouveau dans les effectifs, cependant : dans les informations livrées par la direction, les délégués du syndicat libéral "ont découvert quelques pistes qui permettront d'atteindre l'objectif sans s'en prendre à l'emploi"

Les Régions ne peuvent commencer à entrer en compétition l'une avec l'autre, prévient la CGSLB au lendemain des élections. Pour le syndicat libéral, la Sécurité sociale doit être maintenue à l'échelon fédéral, tout comme le droit au travail, individuel et collectif.

La FEB s'est déclarée mardi "très satisfaite" de la prolongation des mesures anticrise pour trois mois, votée par la commission des Finances de la Chambre et qui doit - en principe - encore faire l'objet d'un vote en séance plénière demain jeudi. La FGTB, elle, plaide pour des mesures offensives plutôt que défensives pour "non seulement sauvegarder mais aussi créer de l'emploi". Tout en regrettant l'absence de concertation.

Ministre du Budget à la Région wallonne et à la Communauté française, André Antoine ne décolère pas : la baisse de 9 points en une semaine de la cotation financière européenne de la Belgique entraînerait, selon lui, un coût supplémentaire de 55 millions d'euros au gouvernement fédéral. Les syndicats poussent un cri d'alarme, la Bourse paraît garder son calme... tandis que La Poste pourrait bien ne pas entrer en Bourse comme prévu.