Tout sur Carsten Spohr

Le groupe aéronautique allemand Lufthansa, maison-mère de Brussels Airlines, veut rembourser dans les mois qui viennent les milliards d'euros d'aides publiques accordées en Allemagne dans le cadre de la crise du coronavirus. C'est ce qu'a annoncé son CEO Carsten Spohr, vendredi, lors de la Conférence nationale de l'aviation à Schönefeld.

L'introduction d'interdictions de vol n'est pas un moyen efficace de lutter contre le changement climatique. C'est ce qu'a déclaré Carsten Spohr, le patron du groupe aéronautique allemand Lufthansa, avant une importante conférence sur l'aviation à Berlin. Selon le CEO de l'entreprise allemande, la solution réside dans la technologie et des solutions dans ce domaine sont en cours d'élaboration, a-t-il souligné.

Lufthansa demande mardi à son assemblée générale le feu vert pour une augmentation du capital de 5,5 milliards d'euros maximum afin de rembourser les aides publiques qui ont permis au premier groupe européen de transport aérien d'éviter la faillite en pleine crise du Covid-19.

Carsten Spohr, le patron de la compagnie aérienne Lufthansa, menace à nouveau de licencier des pilotes de l'entreprise au printemps. Un millier d'emplois seraient sur la sellette si aucun accord n'est trouvé avec le syndicat Vereinigung Cockpit au sujet d'économies.

Le premier groupe européen du transport aérien Lufthansa, sauvé de la faillite par l'Etat allemand, s'attend à une année largement dans le rouge en raison de la pandémie de Covid-19 et juge désormais irréaliste de réaliser les 22.000 suppressions d'emplois sans licenciements.

Les actionnaires du premier groupe européen de transport aérien Lufthansa ont très largement approuvé jeudi un plan de sauvetage face au coronavirus de 9 milliards d'euros, levant ainsi la dernière hypothèque avant sa mise en place. Ils l'ont validé à plus de 98% des voix lors d'une assemblée générale retransmise en direct par la maison-mère de Brussels Airlines.

Lufthansa compte 11.000 emplois excédentaires rien qu'en Allemagne, a précisé lundi la maison mère de Brussels Airlines. L'entreprise estime à 22.000, à l'échelle mondiale, le nombre d'équivalents temps plein dont elle devrait se séparer pour mener à bien sa "douloureuse restructuration".

Sans une aide publique, le groupe aéronautique allemand Lufthansa, maison-mère de Brussels Airlines, tombera en faillite, a reconnu mercredi son patron Carsten Spohr lors d'une visioconférence avec ses employés, qu'ont pu consulter La Libre Belgique et L'Echo. "Nous ne sommes pas sûrs de pouvoir payer vos salaires en juin, si aucun accord n'est trouvé", y dit-il. Si aucune avancée n'est enregistrée, le groupe n'aura plus de liquidités en juillet, met-il en garde.

Le plan de la Belgique pour sauver Brussels Airlines ne répond pas aux exigences des strictes règles européennes en matière d'aides d'État, selon les premiers contacts entre les autorités belges et la Commission européenne, relatent L'Echo et De Tijd mercredi.

Le patron de Lufthansa Carsten Spohr est arrivé vendredi vers 11h40 au 16 rue de la Loi. Il doit y évoquer avec le gouvernement le sort de Brussels Airlines, filiale du géant allemand, qui a annoncé une restructuration qui menace un millier d'emplois, soit un quart de son personnel.

Les syndicats de Brussels Airlines refusent de négocier avec la direction de la compagnie sur le plan annoncé mardi, qui menace jusqu'à 1.000 emplois, tant qu'ils n'en savent pas plus sur l'avenir immédiat de l'entreprise, annoncent-ils jeudi en front commun. Selon eux, les propositions actuellement sur la table ne sont "ni sérieuses, ni réalistes, ni négociables et même illégales".

Carsten Spohr, le patron du groupe aéronautique allemand Lufthansa, se rend à Bruxelles ce vendredi pour négocier sur l'avenir de sa filiale Brussels Airlines avec le gouvernement belge. Mardi, la compagnie aérienne belge a annoncé son intention de supprimer jusqu'à un millier d'emplois, soit un quart de son personnel. De leur côté, syndicats et direction se réuniront à nouveau lundi prochain.