Tout sur Carlos Brito

Empoisonné par une énorme dette suite au rachat de SABMiller en 2016, le géant brassicole tourne la page Carlos Brito. Les défis seront nombreux pour son successeur, qui pourrait bien être désigné en dehors du groupe.

AB InBev doit son statut de premier brasseur mondial à ses nombreuses acquisitions importantes. Priorité est donnée aujourd'hui à la résorption de l'endettement élevé de quelque 100 milliards de dollars, a confié le CEO Carlos Brito dans une interview exclusive. Il se dit confiant quant à l'avenir du groupe après la crise bancaire et l'acquisition d'Anheuser-Busch en 2008.

Jusqu'à la fin de cette semaine, les passagers atterrissant à l'aéroport de Zaventem se voient offrir une Stella Artois servie dans le verre assorti qu'ils peuvent garder. Avec la campagne Home of Beer, le géant brassicole entend mettre la culture de la bière belge à l'honneur.

Les responsables d'AB InBev ne commentent guère les informations autour d'une possible entrée en Bourse des activités asiatiques de leur groupe. Le CEO Carlos Brito a toutefois indiqué mercredi à Bruxelles au cours de l'assemblée des actionnaires que l'Asie était une région importante pour son entreprise et que celle-ci examinait les possibilités de générer de la valeur sur ce continent.

Une centaine de travailleurs sont bloqués devant l'entrée de la centrale nucléaire de Tihange (Engie Electrabel), où les syndicats socialiste Gazelco (FGTB) et chrétien CNE mènent une action empêchant toute entrée sur le site. La direction se dit, de son côté, surprise par ce mouvement, aucun préavis de grève n'ayant été déposé. Une rencontre avec les syndicats est prévue dans le courant de la journée.

Quelque 144.000 euros. Voilà, selon l'évaluation du quotidien De Morgen, le montant de la facture que le gouvernement fédéral doit à Electrabel et à EDF depuis le Nouvel An. C'est la conséquence d'un accord conclu entre le gouvernement Di Rupo et les deux entreprises en octobre 2013 afin de prolonger l'activité de la centrale nucléaire Tihange 1 de dix ans.

Electrabel a annoncé jeudi une adaptation du planning de la révision décennale de son réacteur nucléaire Tihange 1 afin de le rendre disponible avant le début de l'hiver "et ainsi contribuer à la sécurité d'approvisionnement".

Un redémarrage de Doel 3 et Tihange 2, à l'arrêt depuis l'été après la découverte de micro-fissures dans les cuves de ces réacteurs nucléaires, ne surviendra pas avant le 17 février au plus tôt, peut-on lire mercredi sur le site "transparency" du groupe GDF Suez, maison-mère d'Electrabel.

Les producteurs européens d'énergie sont pris en tenaille entre une conjoncture qui se dégrade et une pression réglementaire qui s'accroît, compromettant leur rentabilité et leur capacité à investir, montre une étude publiée lundi par le groupe français de conseil CapGemini.