Tout sur Brussels Airport

L'entreprise française Alyzia SAS peut opérer en tant que prestataire de services d'assistance en escale à Brussels Airport pendant les six prochains mois, annonce l'aéroport vendredi. Elle recevra une licence temporaire pour la manutention des bagages ainsi que l'assistance en piste et remplacera donc Swissport, qui a déposé le bilan début juin.

Swissport Belgium ne redémarrera pas. Les curateurs estiment qu'une reprise n'est pas possible. 1.469 travailleurs vont être licenciés. L'aéroport cherche un deuxième fournisseur.

Même si elles ne sont jamais arrêtées, les activités ont progressivement redémarré lundi à Brussels Airport avec la réouverture de la plupart des frontières au sein de l'Union européenne. L'aéroport ne semble ainsi plus aussi vide que ces dernières semaines mais il n'est pas pour autant rempli de monde. Il n'y avait ainsi aucune file d'attente lundi matin, où tout s'y déroulait dans le calme. Une relance était devenue "cruciale pour sauver des emplois à l'aéroport", selon son patron.

L'aéroport de Zaventem (Brussels Airport) cherche un deuxième handler pour fournir les compagnies aériennes en assistance au sol. D'urgence. En attendant Aviapartner pourrait aider les clients de Swissport, qui a déposé son bilan mardi dernier.

Brussels Airport a passé vendredi le cap des 25 millions de passagers par an pour la première fois alors que débutent les vacances de Noël, une période chargée d'un point de vue touristique. Le record a été fêté avec les passagers au départ vers d'autres cieux à coups de pop-cakes, orchestre et danseurs.

Brussels Airport s'attend à un retour à la normale à partir de jeudi, maintenant que la direction d'Aviapartner et les syndicats ont conclu un accord après six jours de grève. La gestionnaire d'infrastructures aéroportuaires est satisfait de cet accord, mais déplore l'impact des actions syndicales, soit l'annulation de 960 vols et des conséquences pour 115.000 voyageurs en pleine période de vacances de Toussaint.

A la suite de la grève chez le bagagiste Aviapartner, en cours depuis jeudi dernier, au moins 140 vols sur 620 prévus sont annulés à Brussels Airport mardi. Ce nombre pourrait encore légèrement augmenter, indique une porte-parole de l'aéroport.

Plus de 2,4 millions de passagers ont transité par Brussels Airport en septembre, soit une croissance de 2% par rapport au même mois il y a un an, se félicite mardi l'aéroport, qui évoque un record pour le neuvième mois de l'année. Les volumes de fret y sont en augmentation de 2,5% tandis que le nombre de vols a, lui, diminué de 1,2%.

Sept vols Ryanair sur 9 comptant un équipage belge, qui devaient quitter Bruxelles jeudi, n'ont pas eu lieu en raison de la grève du personnel de cabine. Avec les vols retour, 14 vols sur 18 avec un équipage belge n'ont pas pu être assurés. Seul le vol vers Valence (aller-retour) a été assuré et un des vols vers Dublin, indique la porte-parole de Brussels Airport, Nathalie Pierard. Le personnel de cabine de Ryanair réclame de meilleures conditions de travail et la reconnaissance de leur syndicat.

Les syndicats socialiste ABVV (FGTB) et chrétien ACV (CSC) entendent mener des actions jeudi devant le siège de l'entreprise de catering Newrest Servair Belgium, à Machelen en Brabant flamand. Les organisations syndicales affirment que l'entreprise paie ses employés belges, depuis son arrivée dans le pays en 2015, 3 à 6 euros de moins à l'heure que ce qui est fixé dans la convention collective de travail (CCT) du secteur.

Brussels Airport s'est vu remettre mercredi le certificat d'aéroport neutre en carbone par l'ACI, le Conseil international des aéroports, qui tient actuellement ses congrès annuels mondial et européen à Bruxelles. Ce document signifie que l'aéroport bruxellois s'engage à réduire en permanence ses émissions de CO2, ce qu'il a déjà fait pour 34% par rapport à 2010. Il espère atteindre -40% d'ici 2030. Il compensera également ses émissions résiduelles.

Brussels Airport pourrait accueillir dans les mois qui viennent un nouvel actionnaire. Son principal, le fonds de pension canadien OTPP, ne fera pas usage de son droit de préemption sur les actions dont l'autre actionnaire Macquarie veut se défaire, indique vendredi Reuters sur base de sources bien informées. Macquarie peut dès lors partir à la recherche d'un repreneur extérieur.