Tout sur Bruno Colmant

Récemment, le CEO de JP Morgan, Jamie Dimon, a prédit qu'une terrible crise financière se préparait. Ce serait alors, après le choc des subprimes de 2008 et la crise souveraine européenne de 2011, l'aboutissement final d'un dérèglement généralisé du système, conduisant à pulvériser le dernier élément de la mécanique financière, à savoir la monnaie elle-même. Quelle est la logique du propos de Jamie Dimon ?

A l'occasion de sa troisième université d'été, "Trends-Tendances" a réuni un panel de patrons et d'économistes pour évoquer leur vision du modèle socioéconomique que la Belgique devrait adopter dans les années à venir.

Très controversés, en particulier du côté socialiste, les intérêts notionnels vont-ils être supprimés ? C'est ce que propose, non pas Elio Di Rupo, mais leur géniteur lui-même, à savoir Bruno Colmant !

Le Belge Bruno Colmant, ancien chef de cabinet du ministre des Finances Didier Reynders et ancien patron d'Euronext Bruxelles, rejoint, en tant qu'associé, le cabinet de conseil en stratégie Roland Berger, annonce lundi la société, confirmant des informations parues ce week-end dans la presse.

Dans ce nouveau livre (publié aux éditions Anthemis), Bruno Colmant, CEO adjoint d'Ageas (ex-Fortis Holding) et ancien patron d'Euronext Bruxelles, reprend ses chroniques publiées dans Trends-Tendances et le quotidien L'Echo au premier semestre de 2010.

Souvent présenté comme le père spirituel des "intérêts notionnels", Bruno Colmant a toujours défendu son bébé avec acharnement. Bruno Colmant a-t-il voulu proposer un demi-sauvetage avant que l'idée d'une suppression ne percole trop loin ? L'intéressé nous le confirme sans ambages.

Bruno Colmant (Ageas) et Axel Miller (Petercam) se sont associés dans l'écriture d'un ouvrage analysant la crise et ses conséquences sur notre économie. Ils y expliquent comment les faiblesses du pays, réveillées par la débâcle financière, ont grippé le modèle belge. A leurs yeux, il est grand temps de réagir.