Tout sur Brink's

Au total, 5403 entreprises ont fait faillite au cours des six premiers mois de l'année. Il s'agit d'un record pour un premier semestre, a annoncé vendredi le bureau d'études Graydon Belgium.

Cobelguard a repris une part des actifs de Brink's Belgium, notamment des coffres intelligents, des gilets pare-balles et des armes. La société de surveillance compte bien se lancer dans le transport de valeurs... sans se précipiter.

Les candidats-repreneurs avancent désormais masqués dans le dossier Brink's. Un groupe d'investisseurs belges - anonymes pour l'instant - aurait ainsi fait une offre sérieuse pour la filiale belge du géant US. Un autre repreneur, tout aussi mystérieux, doit encore se manifester dans les prochains jours.

Les grands clients de Brink's Belgium, banques et chaînes de magasin, ont signé chez G4S, où 150 à 200 postes pourront être créés. "L'emploi est de cette manière tout de même un peu sauvé", estime la CSC.

Un nouveau candidat-repreneur potentiel a d'ores et déjà jeté l'éponge dimanche : l'homme d'affaires Mark Vanmoerkerke, découragé par la question des garanties des banques. Les syndicats portent désormais leurs regards vers Securitas... mais aussi Ramy Baron qui, "lâché" par Loomis, pourrait former un nouveau tandem.

Si Brink's venait à disparaître, G4S deviendrait le seul transporteur de fonds actif en Belgique. Avec de sérieux risques pour sa clientèle. Le cabinet Van Quickenborne a donc décidé de le garder à l'oeil... tandis que, chez Brink's, on prévoit de nouveau le chaos pour la semaine prochaine.

Le suédois Loomis, seul candidat à la reprise de Brink's Belgium, jette l'éponge sans explication. Du côté des syndicats et des administrateurs provisoires, on oscille entre stupéfaction et colère... et on tente déjà de trouver une solution.

Seul candidat (en collaboration avec Loomis) à la reprise de Brink's, Ramy Baron revient sur le devant de la scène. Ce "Bernard Tapie belge" est un habitué des reprises médiatiques.

Loomis, candidat à la reprise du transporteur de fonds Brink's Belgium, exige que les travailleurs acceptent "le minimum absolu" en vigueur dans le secteur. Les syndicats dénoncent une "politique de chantage" mais signeront le protocole.

La direction de Brink's, montrée du doigt pour des manquements à la législation sociale, n'a guère apprécié le rapport du SPF Economie. Plus encore : à ses yeux, "la solution des administrateurs provisoires prouve que notre analyse était la bonne !"

Les trois organisations syndicales de Brink's Belgium ont signé un accord social, jeudi, avec les administrateurs provisoires, Alain Zenner et Gérard Delvaux.

Après les administrateurs provisoires de Brink's Belgium, les syndicats ont rencontré mardi après-midi les seuls candidats repreneurs toujours en lice. On a appris mercredi que le duo Loomis/Baron était prêt à investir 6 millions d'euros dans la société.

Les deux administrateurs provisoires de Brink's Belgium ont introduit, devant le tribunal de commerce de Bruxelles, une action à l'encontre de la maison mère américaine. Ils lui réclament quelque 24 millions d'euros au total.