Tout sur brexit

A cause de Boris Johnson, le maire de Londres, les épargnants belges mais aussi ceux des autres pays de la zone euro risquent de devoir subir une Bourse instable jusqu'au 23 juin prochain. Tout cela parce que Boris Johnson veut être calife à la place du calife...

Si l'accord que David Cameron a obtenu à Bruxelles au terme d'un sommet-marathon de deux jours ne changera pas fondamentalement les relations entretenues entre le Royaume-Uni et l'Union européenne, le processus lui-même aura des effets à long terme sur les deux protagonistes de cette pièce qui - trop souvent quand il s'agit d'Europe - n'a pas fait vibrer grand monde.

Jean-Claude Juncker est convaincu que le Brexit n'aura pas lieu, a confié le président de la Commission européenne lors d'un "Dialogue avec les citoyens" organisé au Palais des Beaux-Arts (Bozar) à Bruxelles. Il admet néanmoins que des Etats membres puissent graviter "sur une autre orbite" à l'avenir, sans pour autant que l'heure soit "à la théologie institutionnelle".

Le CEO d'Eurotunnel, Jacques Gounon, estime que le départ de la Grande-Bretagne de l'Union européenne serait une bonne affaire pour son entreprise. Car il permettrait de rouvrir le commerce free tax qui avait été arrêté en 1999, qui constituait une source importante de recettes.

Deutsche Bank, première banque privée allemande, étudie les conséquences d'un "Brexit", une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, et réfléchit au rapatriement en zone euro de certaines activités dans un tel scénario, a annoncé mardi un porte-parole.

Une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne coûterait très cher au pays, mais aussi à ses partenaires, certains comme l'Irlande, le Luxembourg et la Belgique ayant plus à perdre que d'autres, selon une étude de la Fondation Bertelsmann publiée lundi.