Tout sur BPOST

"C'est la crise chez bpost. Ce n'est pas seulement l'actionnaire qui en fait l'expérience, mais le personnel vit aussi des moments difficiles", affirme mardi Jean-Pierre Nyns, du syndicat socialiste à la suite de la décision de bpost de supprimer l'enlèvement des colis le samedi dans les bureaux de poste. Le secrétaire de la CGSP souligne que la pression au travail est devenue insupportable, alors que l'entreprise ne remplit pas les postes vacants. "En n'enlevant les colis que cinq jours par semaine au lieu de six, on peut faire des économies sur le personnel."

Le Syndicat Neutre pour Indépendants (SNI) déplore l'intention de bpost de ne plus collecter les paquets dans les bureaux de poste le samedi. Les petits détaillants indépendants et les PME, qui sont actifs en ligne et qui font appel à bpost pour l'envoi de leurs paquets, auront un désavantage concurrentiel supplémentaire par rapport aux grands détaillants actifs en ligne, estime le SNI.

Les banques et bpost comptent se réunir pour étudier la nécessité de mesures supplémentaires afin d'éviter les attaques de distributeurs automatiques. "Une réunion se déroulera vendredi avec les responsables de la sécurité des banques et de bpost", annonce jeudi Isabelle Marchand, porte-parole de Febelfin, la fédération belge du secteur financier.

Bpost veut devenir un acteur international de la logistique de l'e-commerce dans les prochaines années, indique-t-elle jeudi dans un communiqué de presse. En 2022, l'entreprise postale souhaite que 45% de ses revenus proviennent des activités en dehors de la Belgique et que 60% soient générés par les activités liées aux paquets et à la logistique.