Tout sur Bart Neyens

Les syndicats chrétien et socialiste mènent une action mercredi matin devant le siège social de Proximus à Bruxelles. Vers 7h00, des dizaines de travailleurs étaient déjà présents au pied des tours. "Nous nous attendons à être rapidement plus d'une centaine", a déclaré Bart Neyens, du syndicat socialiste flamand ACOD. Ces derniers jours, plusieurs actions spontanées ont été organisées au sein du groupe de télécom.

Les syndicats et la direction de Proximus ne s'entendent pas sur les modalités pour une médiation dans le conflit social au sein de l'entreprise. Selon les syndicats, la direction veut travailler dans un "cadre très limité". "Ce n'est pas ce que nous avons demandé", souligne Bart Neyens du syndicat socialiste flamand ACOD.

Les syndicats et la direction de Proximus se sont rencontrés mardi pour poursuivre leurs discussions dans le cadre de la restructuration annoncée début d'année par le groupe de télécoms. Cette première rencontre après la pause estivale n'a, semble-t-il, pas permis de grandes avancées. Selon les syndicats, le timing endéans lequel la direction entend boucler le dossier est "irréaliste".

Les syndicats de Proximus n'ont pas accueilli positivement l'annonce de la création d'une co-entreprise entre l'opérateur semi-public et son rival Orange pour le partage de leur réseau d'accès mobile. Ils évoquent un "démantèlement" de l'entreprise. La manière de procéder, sans que les représentants des travailleurs n'aient été avertis au préalable, est "une mise à mal du dialogue social" au sein de Proximus, a dénoncé Laurent Malengreau, de la CGSP.

Le plan de transformation annoncé chez Proximus au début du mois se résume à un plan d'économies de 240 millions d'euros, ont estimé hier les syndicats de l'opérateur télécom lors de leur audition devant la commission Infrastructures de la Chambre.

Le plan de transformation annoncé chez Proximus au début du mois se résume à un plan d'économies de 240 millions d'euros, ont estimé mercredi les syndicats de l'opérateur télécom lors de leur audition devant la commission Infrastructures de la Chambre. Tous ont dénoncé que ce soit le personnel qui paie les pots cassés alors que l'entreprise est tout à fait rentable et qu'elle dispose des moyens pour investir dans son personnel dans le cadre de la transition numérique qui y est en cours.