Tout sur Bart De Wever

Bart De Wever remet son fonds de commerce communautaire à la tête de l'actualité belge. Objectif: montrer qu'une participation gouvernementale n'endort par forcément un parti.

Aucun parti politique belge n'avait jamais perçu autant de subsides publics que ne le fait la N-VA actuellement. L'écart financier avec les autres partis en la matière devient gigantesque, apprend-on dans De Morgen mercredi.

Les critiques du président de la N-VA, Bart De Wever, à l'encontre des propositions socio-économiques du formateur, Elio Di Rupo, ont suscité l'irritation du président des écologistes flamands, Wouter Van Besien, qui a accusé M. De Wever de défendre les Flamands riches et non la classe moyenne, dans une tribune publiée lundi dans le journal 'De Standaard'.

Bart De Wever, homme le plus populaire de Flandre, le plus cité dans les médias en 2010 et Anversois de souche, a fait le choix (de tenter) d'écrire l'Histoire plutôt que de l'étudier ou de l'enseigner.

"La Belgique n'est pas l'homme malade de l'Europe... mais cela ne veut pas dire que la santé de l'économie belge ne peut pas être améliorée !", a rétorqué le FMI aux propos de Bart De Wever. Des propos et une analyse chiffrée qui tombent à pic pour les opposants au président de la N-VA.

15,4 milliards d'euros d'économies et 6,6 milliards de nouvelles recettes, donc de nouvelles taxes : tel serait le menu financier de Bart De Wever d'ici à 2015. L'informateur rencontre les mutuelles aujourd'hui, les syndicats demain et les présidents de parti jeudi et vendredi.

Après les représentants du patronat jeudi, Bart De Wever a poursuivi sa mission d'informateur en recevant le président du Conseil central de l'économie et les représentants du secteur agricole et de l'Union des classes moyennes. Peu de commentaires ont filtré après ces entrevues.

Le 10, rue de la Loi accueille aujourd'hui les représentants du patronat, FEB, UWE, Voka et Unizo. Le président de l'Union wallonne des entreprises, avant son entrevue avec l'informateur Bart de Wever, avait notamment souligné le risque de complexification qui existe avec une régionalisation de l'impôt.

Lors d'une entrevue lundi, le gouverneur de la Banque nationale et l'informateur désigné par le roi ont discuté des principaux défis qui attendent la Belgique : l'assainissement des finances publiques et la nécessité d'une croissance plus élevée.