Tout sur banques

Si les banques souhaitent maintenir leur rentabilité dans le futur, elles devraient adopter une série de mesures, ressort-il mercredi d'une étude sur le paysage bancaire belge du bureau de consultance KPMG. Parmi celles-ci figure notamment une réduction des coûts de 10% d'ici 2019, ce qui signifierait une perte de 5.000 emplois à temps plein.

La faible croissance économique, les taux d'intérêt bas, mais aussi la quête de rendement des banques, le marché immobilier et la cybercriminalité sont les principaux risques pour le secteur financier en Belgique, ressort-il du rapport de stabilité financière de la Banque nationale de Belgique (BNB) présenté jeudi.

Les banques belges vont partager des informations sur d'éventuels incidents touchant à la cybersécurité au travers d'une nouvelle plateforme. La "Cybersecurity Information Sharing Platform" sera gérée par la Fédération du secteur financier (Febelfin), annonce cette dernière mardi.

La technologie révolutionne les métiers et la banque en particulier. Dernière victime en date de cette digitalisation des services bancaires, la gestion de portefeuille. Après le trading "online" et les paiements mobiles, de jeunes start-up technologiques emploient des robots pour gérer de manière automatisée l'argent de leurs clients.

Les nouvelles baisses de taux décidées jeudi par la Banque centrale européenne (BCE) ne sont pas une surprise, mais elles s'opposent de manière frontale au maintien d'un taux minimum sur les comptes d'épargne réglementés en Belgique, estime l'expert financier Pascal Paepen, pour qui ce taux minimum de 11 points de base (0,11%) est "incroyablement irréaliste".

Les épargnants, et non les Banques ou l'Etat, sont les principales victimes des taux bas, estime l'association de défense des intérêts des consommateurs, Test-Achats, qui évalue à 2 milliards d'euros en un an la perte de pouvoir d'achat des épargnants provoquée par les taux plancher.

Le gouverneur de la Banque d'Angleterre (BoE) Mark Carney a déclaré mardi que l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne renforçait le "dynamisme de l'économie" britannique, tout en insistant sur le fait que ses propos n'étaient pas une "recommandation" de vote.