Tout sur Bâle III

Bâle III oblige, les banques belges devront renforcer leur capital, estime la BNB, qui ne voit pas une foule de façons d'opérer : les banques pourraient notamment tenter de dégager des bénéfices et ne pas les redistribuer via des dividendes.

Les dirigeants des pays du G20 se sont dits prêts à mettre "totalement" en oeuvre les nouvelles normes bancaires "Bâle III", destinées à rendre les institutions financières plus résistantes. Ils ont également mis en garde "contre les politiques économiques non coordonnées" et promis de mieux lutter contre la pauvreté. Sans convaincre les ONG.

UBS veut se conformer aux prescriptions de Bâle III avant de soigner à nouveau ses copropriétaires. Pour le prochain dividende, il faudra sans doute attendre 2013... au plus tôt.

Le président du Comité de Bâle, qui vient d'accoucher de nouvelles normes bancaires plus nettement plus strictes, veut passer à la seconde étape du processus : la mise en oeuvre de ces normes et la "surveillance étroite" de celles-ci.

Certes, les banques devront lever des centaines de milliards d'euros pour faire face aux nouvelles exigences de solidité financière. Mais la réforme financière "Bâle III" permettra, aux pays du G20 et grâce à une moindre fréquence des crises financières, d'économiser l'équivalent de 30 % de leur PIB.

Les régulateurs ont trouvé dimanche un accord sur un vaste plan de réforme du secteur bancaire, baptisé "Bâle III" et prévoyant un relèvement des fonds propres des établissements financiers. Les nouvelles normes permettront-elles d'éviter une nouvelle crise ? Risquent-elles au contraire de plomber la croissance ?

L'euro repartait à la hausse lundi matin, profitant d'un retour de goût du risque des investisseurs au lendemain d'un accord sur un renforcement des normes bancaires mondiales. Les normes "Bâle III", en effet, "ne sont pas aussi strictes que nous l'attendions" en termes de calendrier, indique un cambiste tokyoïte...