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Accélération des événements climatiques extrêmes, meilleur encadrement du métier d'expert, prévention plus ciblée et collaboration renforcée entre le secteur et les autorités publics face aux risques systémiques: la catastrophe naturelle de juillet 2021, la plus grave de l'histoire du pays, a amené les assureurs à affronter de nouveaux défis.

Supposons qu'une tempête cause de graves dégâts à votre maison ou à votre voiture. Les frais occasionnés sont-ils pris en charge par l'assurance ou une personne tenue pour responsable?

Les catastrophes naturelles ont représenté un coût pour les assureurs de près de 2,8 milliards d'euros en Belgique l'an dernier, ressort-il du rapport annuel de la fédération sectorielle Assuralia. En 2020 et 2019, la perte avait respectivement avoisiné les 369 millions et 337 millions d'euros.

La compagnie d'assurance-vie liégeoise Integrale a transféré ce 15 décembre tout son portefeuille d'assurance et les actifs sous-jacents à la société Monument Assurance Belgium, filiale du groupe d'assurance et de réassurance MonumentRe.

Selon les derniers chiffres disponibles, le montant des dommages à couvrir pour les risques simples après les inondations de la mi-juillet s'élève, en Wallonie, à 1,734 milliard d'euros. "Si ça reste en l'état, il y aura 650 millions à charge des assureurs et un milliard à charge de la Région. Mais un dépassement pourrait être possible", a confirmé le ministre-président wallon Elio Di Rupo, lundi, en commission du parlement régional.

Dans un marché de l'assurance qui voit sa digitalisation s'accélérer, Ethias joue la carte du tout numérique avec Flora, une marque entièrement dédiée à la génération smartphone. Objectif: capter 45.000 clients d'ici cinq ans.

Son bénéfice net a rebondi plus haut qu'avant la crise, à 4 milliards d'euros. Ces résultats ont été enregistrés alors qu'Axa fait notamment face à des litiges avec les restaurateurs, qui se sont multipliés depuis le début de la pandémie et le refus de l'assureur d'indemniser les clients touchés par le confinement.

Face à la crise sanitaire et à son cortège de conséquences économiques, l'idée d'une assurance pandémie a surgi ça et là. Les assureurs planchent également sur le concept, a-t-on appris mardi lors de la présentation du rapport annuel d'Assuralia. Mais la réflexion n'en est qu'à ses balbutiements.

Suite au rejet par la Banque nationale de son dernier plan de restructuration, l'assureur liégeois a voté la "discontinuité" de son activité.