Tout sur Arabie saoudite

L'économie chinoise connaît un coup d'arrêt, les Bourses tanguent (le Bel 20 a vécu lundi dernier sa pire séance depuis octobre 2008), les taux s'effondrent. Le coronavirus fait de nombreuses victimes mais, sur les marchés, le pétrole est sans aucun doute la principale. Le 9 mars, il plongeait de plus de 20% sous 35 dollars le baril, soit moins de la moitié des 71,75 dollars atteints début janvier après le raid américain visant le général iranien Qassem Soleimani.

Les grandes Bourses asiatiques rebondissaient mardi, soulagées par la remontée des prix du pétrole après leur krach de la veille et par de nouveaux espoirs de mesures budgétaires des gouvernements pour soutenir l'économie mondiale vacillante à cause du coronavirus.

Reconduire la réduction d'offre de pétrole ou accentuer l'effort ? L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a laissé les marchés dans le doute jeudi, reportant au lendemain l'annonce d'une probable décision destinée à soutenir les prix du brut.

Hauts responsables américains, présidents étrangers et dirigeants de grandes firmes internationales, l'Arabie saoudite lance mardi son "Davos du désert" en grande pompe, à l'opposé de l'édition décevante de 2018, marquée par un boycott après le meurtre du journaliste dissident Jamal Khashoggi.

Décideurs politiques et grands patrons sont attendus en nombre au "Davos du désert saoudien" qui s'ouvre mardi, donnant à Ryad l'occasion de tourner la page de la crise provoquée par le meurtre du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.