Tout sur Alexandre de Juniac

Quelque 4,8 millions d'emplois dans le secteur de l'aviation sont menacés en raison de la baisse de plus de 75% de la demande de transport aérien, entre août 2019 et 2020, liée à la crise du coronavirus, alertent mardi l'Association internationale du transport aérien (Iata) et la Fédération internationale des ouvriers du transport. Les deux organisations demandent dès lors une intervention gouvernementale urgente "pour éviter une catastrophe en matière d'emploi".

Des tests Covid rapides pourraient éviter les quarantaines et rassurer les passagers. Les compagnies aériennes et les aéroports souhaitent les systématiser, pour augmenter un trafic toujours très poussif. La France et l'Italie les expérimentent.

Le groupe Lufthansa a l'intention d'augmenter le nombre de vols intercontinentaux grâce à des tests rapides obligatoires pour dépister le coronavirus juste avant le départ des vols. La maison-mère allemande de Brussels Airlines va lancer un projet pilote en octobre sur quelques liaisons vers les Etats-Unis, indique-t-elle jeudi.

Le transport aérien ne devrait pas retrouver son niveau de trafic avant 2023 avec d'abord un redémarrage sur les liaisons intérieures cet été suivi par une reprise beaucoup plus lente du trafic international, a estimé mercredi l'Association internationale du transport aérien (Iata).

La pandémie signe-t-elle le glas des voyages aériens à petit prix ? L'hypothèse est crédible, dès lors que certaines compagnies devront sans doute réduire leur voilure. Les géants du low cost comme Ryanair pourraient en tirer parti. Du moins si la demande suit.

L'aviation a été plus sûre l'an dernier qu'en 2018, avec moins d'accidents mortels et moins de morts, indique lundi l'Association internationale du transport aérien (Iata) dans son rapport sur la sécurité 2019. Selon les statistiques, un passager pourrait en moyenne prendre un vol tous les jours pendant 535 ans avant de subir un accident avec un décès à bord.

Le directeur général de l'IATA (Association internationale du transport aérien), Alexandre de Juniac, s'est inquiété de l'avenir des liaisons aériennes entre l'Union européenne et la Grande-Bretagne en cas d'échec des négociations du Brexit.

Les compagnies aériennes ont transporté un nombre record de passagers l'an dernier à travers le monde. Le cap des 4 milliards de voyageurs a ainsi été franchi pour la toute première fois en 2017, a annoncé jeudi l'Association internationale du transport aérien (Iata) à Montréal.

Les prévisions de bénéfices des compagnies aériennes accusent un recul cette année, en raison d'une augmentation des coûts salariaux et du prix du carburant, a fait valoir le secteur réuni à Sydney à l'occasion d'un sommet mondial aérien. En Europe, les transporteurs tablent sur un bénéfice par passager de 6,4 euros en moyenne.

Une interdiction des ordinateurs portables en cabine sur les vols entre l'Europe et les États-Unis pourrait coûter plus d'un milliard d'euros aux compagnies aériennes et à leurs passagers, d'après les estimations d'Alexandre de Juniac, le directeur de l'Association internationale du transport aérien (Iata), qu'il a confiées mercredi lors d'un entretien avec Bloomberg Television.

L'industrie du transport aérien devrait dégager un bénéfice net record de 35,6 milliards de dollars (35,5 milliards de francs) en 2016. L'IATA a annoncé jeudi à Genève que ce montant devrait diminuer à 29,8 milliards en 2017.