Tout sur Agence internationale de l'énergie

Malgré des progrès, les énergies propres ne représentent toujours qu'une part minime des plans de relance dans le monde, regrette l'Agence internationale de l'énergie (AIE), qui alerte une nouvelle fois jeudi sur l'important rebond prévu des émissions de CO2.

Depuis la signature des accords de Paris en 2015, la transition vers une économie et des énergies plus propres a progressé, mais trop lentement pour limiter le réchauffement à 2°C, a fortiori 1,5°C, par rapport à la fin du XIXe siècle. Et rien ne dit que la crise du Covid accélère le mouvement.

Oublier dès "maintenant" tout projet d'exploration pétrolière ou gazière et ne plus vendre de voiture thermique neuve au-delà de 2035: telles sont des mesures nécessaires pour atteindre en milieu de siècle la neutralité carbone et avoir une chance de limiter le réchauffement climatique à 1,5°C, estime l'Agence internationale de l'énergie.

Les émissions de gaz à effet de serre liées à la production et à la consommation d'énergie devraient rebondir au point de frôler en 2021 leur sommet d'avant-Covid-19, du fait de la reprise de la demande mondiale pour tous les combustibles fossiles et notamment la résurgence du charbon, estime l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

Le secteur pétrolier et gazier peut "faire beaucoup plus" pour répondre à la crise climatique, en se diversifiant plus fortement dans les énergies propres, qui représentent aujourd'hui seulement 1% de ses investissements, alerte l'Agence internationale de l'énergie (AIE).

La demande mondiale de pétrole pourrait baisser d'ici la moitié du siècle si la lutte contre le réchauffement climatique porte ses fruits, a estimé mardi le PDG de la compagnie pétrolière française Total, Patrick Pouyanné.