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En septembre, Bruxelles comptait 90.680 chercheurs d'emploi, soit 3.448 de moins qu'en septembre 2017 (-3,7%). Il s'agit de la 47e baisse consécutive du chômage dans la capitale. Le taux de chômage atteint 16,2% de la population active, indique mardi Actiris.

La difficulté de nombreuses entreprises à trouver du personnel pourrait s'accentuer à l'avenir. Selon une étude de la fédération de l'industrie technologique Agoria et d'autres services de l'emploi (VDAB, Actiris, Forem), les jobs vacants seront plus nombreux que les personnes disponibles sur le marché du travail à partir de 2021. Quelque 600.000 emplois resteront inoccupés en 2030 sans mesures adéquates, d'après ses conclusions. Agoria plaide pour davantage de formations et une immigration économique ciblée.

Bruxelles Formation appelle la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Communauté flamande à accélérer les procédures menant à l'équivalence des diplômes. Dans la capitale, "43% des demandeurs d'emploi inscrits à Actiris ont des diplômes obtenus de l'étranger, pour la plupart au sein de l'Union européenne, et qui ne sont pas reconnus ici", déplore ainsi sa directrice Olivia P'tito dans les colonnes de L'Echo jeudi.

Le taux de chômage à Bruxelles s'élevait à 15,7% en mai, contre 16,4% en mai 2017. Selon le bureau régional de l'emploi, Actiris, il faut remonter à 15 ans pour observer un niveau aussi faible. Au total, on recensait 87.912 chercheurs d'emploi le mois dernier en Région bruxelloise.

"On a besoin de vous" adresse aux francophones le patron du VDAB, l'équivalent flamand du Forem ou d'Actiris, Fons Leroy, dans une interview accordée à La Dernière Heure samedi.

Estimant que les travailleurs ont droit "à une deuxième chance", Ecolo-Groen va déposer une proposition de loi à la Chambre permettant l'accès aux allocations de chômage en cas de démission "avec un objectif triple: débloquer des situations professionnelles difficiles, encourager les reconversions de carrière et favoriser l'entrepreneuriat", ont indiqué les écologistes mardi.

Pas moins de 77.000 Bruxellois occupent un emploi en dehors de la Région capitale, ressort-il des chiffres de l'Enquête sur les forces de travail du SPF Économie, relayés par Actiris samedi. Parmi ceux-ci, plus de 51.000 prennent le chemin de la Flandre.

L'an dernier, 152 sanctions ont été adressées aux chômeurs bruxellois qui n'ont pas livré assez d'efforts pour trouver du travail ou ont trop peu contribué à leur parcours d'insertion, selon le rapport annuel de l'Onem. C'est la première fois que l'office régional de l'emploi Actiris était compétent pour sanctionner les chômeurs.

Pour les uns, il faut raboter les droits des chômeurs pour les pousser vers l'emploi. Pour les autres, il faut revaloriser les conditions pour rendre les métiers en pénurie plus attractifs. Mais pour tous, il faut décupler les formations directement en entreprise.

Le nombre de personnes habitant dans la capitale mais travaillant en Flandre a augmenté de 8,3% sur les 5 dernières années, selon des chiffres du VDAB et d'Actiris, écrit De Tijd mercredi. Le flux de travailleurs faisant le trajet inverse tend quant à lui à se réduire, avec une diminution de 5% sur la même période.

La Région de Bruxelles-Capitale comptait 91.448 chercheurs d'emploi fin mai, soit un taux de chômage de 16,4%, indique vendredi l'office régional bruxellois de l'emploi, Actiris. Le chômage des jeunes, en baisse continue depuis quatre ans, atteint lui un taux de 22,4%.

Bruxelles comptait fin mars 95.382 chercheurs d'emploi, soit un taux de chômage de 17,4%. Cette 29e baisse successive du chômage correspond à une diminution de 3.983 personnes par rapport à 2016 (-4,0%) et de 10.578 personnes par rapport à 2015 (-10,0%), indique mardi Actiris dans un communiqué.