La pièce mode dont elle ne se séparera jamais ? Son premier top MaisonÉlise. "J'avais envie de créer un vêtement que la plupart des femmes pourraient porter. Un top qu'on enfile sans trop se poser de questions. Quel que soit leur âge, les femmes n'ont pas spécialement envie de montrer leurs bras. J'ai donc prévu des manches, qui apportent une touche fun et s'ajoutent à une base constituée d'un tee-shirt assez long."

La passion pour la mode d'Élise Viste (32 ans) remonte à l'enfance. "J'ai grandi à Ath, en Wallonie, et je me souviens qu'on prenait le train avec ma maman et mes soeurs pour aller nous rhabiller à Bruxelles. J'étais super fière. Je me rappelle aussi d'avoir vu un défilé Jean-Paul Gauthier à la télévision, je trouvais ça tellement glamour. Sauf que ça ne l'est pas du tout, quand on sait ce qui se passe en coulisse. Pendant mes études, on était prêts à tout donner pour décrocher un job dans une grande maison, et j'y suis parvenue. J'ai énormément appris à Londres, mais les journées étaient longues et mal rémunérées, voire pas payées du tout, sans parler du manque de reconnaissance. MaisonÉlise est aux antipodes de tout ça. Je fais ce que je veux quand je veux. Et j'ai trouvé un équilibre entre vie privée et activité professionnelle."

Élise Viste, la créatrice de MaisonÉlise, n/a
Élise Viste, la créatrice de MaisonÉlise © n/a

Son diplôme en poche en 2011, Élise part travailler à Londres pour de grands noms comme Todd Lynn, Victoria Beckham, Roland Mouret et Caroline Castigliano. Huit ans durant, elle vit une expérience aussi intéressante que saisissante. "Dans les ateliers, j'ai pris une claque en voyant toute cette quantité de tissu gaspillée. J'ai récupéré tout ce que je pouvais, et stocké beaucoup de matière dans mon petit appartement londonien." De retour à Bruxelles il y a un peu plus d'un an, dans l'optique d'y mener une vie à la fois plus paisible et responsable, elle s'est retrouvée avec tout ce tissu. Et avec du temps aussi, puisqu'elle travaille désormais à temps partiel pour le concept store bruxellois Stijl.

C'est ainsi qu'elle a conçu chez elle, dans son propre atelier, un top à manches bouffantes qu'elle a porté dans les rues de Bruxelles et qui n'a pas manqué de susciter l'intérêt des passants. "On m'arrêtait dans la rue, on me demandait d'où il venait." Depuis, l'effet boule de neige a porté ses fruits en peu de temps. Les tops peuvent être commandés directement auprès d'Élise par message privé sur Instagram. Ils sont également en vente chez Vêtue dans le quartier Dansaert à Bruxelles et chez Profiel à Leuven. "Je ne produis jamais sans raison. Je fabrique un top uniquement à la demande, même pour les boutiques."

Car Élise place la durabilité au centre de sa démarche. Ses tissus du moment sont sa principale source d'inspiration. Son stock londonien bientôt épuisé, des fournisseurs belges et italiens lui envoient des matières nobles présentant un petit défaut ou issues d'une production qui a été annulée. "J'ai aussi lancé une collection à partir de tee-shirts vintage que j'ai récupérés dans des centres de tri d'Oxfam et des Petits Riens. Ce sont des pièces uniques auxquelles j'ajoute mes manches couture."

Flore de Broqueville pour MaisonÉlise, Chloé Clément
Flore de Broqueville pour MaisonÉlise © Chloé Clément

Et cet été, on porte quoi Élise ? "Pendant le confinement, je crois que les gens ont retrouvé dans leur dressing des pièces qu'ils avaient oubliées. Beaucoup ont également fait du tri et se sont rendu compte qu'ils avaient besoin de moins (de vêtements notamment). On revient à l'essentiel et à la question : est-ce que j'en ai vraiment besoin ? Cet été, j'ai envie que les femmes continuent à rêver et à se faire plaisir. Mais je pense et j'espère qu'elles vont donner la priorité aux labels écoresponsables, aux petits créateurs locaux comme MaisonÉlise, en privilégiant les matières naturelles. J'ai confiance : ces deux derniers mois, j'ai vendu deux fois plus que d'habitude."

Un dernier conseil à ceux qui souhaitent se lancer dans une carrière dans la mode ? "Dans un premier temps, il faut s'assurer une certaine sécurité. Je ne parle pas d'un job alimentaire, mais d'un travail motivant, qui procure une vraie bouffée d'oxygène. J'exerce un boulot que j'aime à côté de ma marque. Et je suis ravie de changer d'air, de quitter mon atelier pour y revenir avec un oeil frais. Quand on a des rêves, il est important de les poursuivre. Et ne pas hésiter à sonner aux portes, car ça peut en ouvrir d'autres. L'hôtel Amigo à Bruxelles a manifesté un véritable engouement pour ma marque et m'a accueillie à bras ouverts pour réaliser mon tout premier shooting. Plus globalement, il faut bien réfléchir avant de se lancer car la concurrence est rude. Depuis que je suis sortie de la Cambre, on me pousse à créer ma marque. Mais j'avais envie de fonder un label différent, qui fait sens, avec un retour au sur-mesure à partir de matières de récup." Et ses propres chutes de tissu, Élise en fait quoi ? Elle confectionne des masques pardi !"

La pièce mode dont elle ne se séparera jamais ? Son premier top MaisonÉlise. "J'avais envie de créer un vêtement que la plupart des femmes pourraient porter. Un top qu'on enfile sans trop se poser de questions. Quel que soit leur âge, les femmes n'ont pas spécialement envie de montrer leurs bras. J'ai donc prévu des manches, qui apportent une touche fun et s'ajoutent à une base constituée d'un tee-shirt assez long." La passion pour la mode d'Élise Viste (32 ans) remonte à l'enfance. "J'ai grandi à Ath, en Wallonie, et je me souviens qu'on prenait le train avec ma maman et mes soeurs pour aller nous rhabiller à Bruxelles. J'étais super fière. Je me rappelle aussi d'avoir vu un défilé Jean-Paul Gauthier à la télévision, je trouvais ça tellement glamour. Sauf que ça ne l'est pas du tout, quand on sait ce qui se passe en coulisse. Pendant mes études, on était prêts à tout donner pour décrocher un job dans une grande maison, et j'y suis parvenue. J'ai énormément appris à Londres, mais les journées étaient longues et mal rémunérées, voire pas payées du tout, sans parler du manque de reconnaissance. MaisonÉlise est aux antipodes de tout ça. Je fais ce que je veux quand je veux. Et j'ai trouvé un équilibre entre vie privée et activité professionnelle."Son diplôme en poche en 2011, Élise part travailler à Londres pour de grands noms comme Todd Lynn, Victoria Beckham, Roland Mouret et Caroline Castigliano. Huit ans durant, elle vit une expérience aussi intéressante que saisissante. "Dans les ateliers, j'ai pris une claque en voyant toute cette quantité de tissu gaspillée. J'ai récupéré tout ce que je pouvais, et stocké beaucoup de matière dans mon petit appartement londonien." De retour à Bruxelles il y a un peu plus d'un an, dans l'optique d'y mener une vie à la fois plus paisible et responsable, elle s'est retrouvée avec tout ce tissu. Et avec du temps aussi, puisqu'elle travaille désormais à temps partiel pour le concept store bruxellois Stijl.C'est ainsi qu'elle a conçu chez elle, dans son propre atelier, un top à manches bouffantes qu'elle a porté dans les rues de Bruxelles et qui n'a pas manqué de susciter l'intérêt des passants. "On m'arrêtait dans la rue, on me demandait d'où il venait." Depuis, l'effet boule de neige a porté ses fruits en peu de temps. Les tops peuvent être commandés directement auprès d'Élise par message privé sur Instagram. Ils sont également en vente chez Vêtue dans le quartier Dansaert à Bruxelles et chez Profiel à Leuven. "Je ne produis jamais sans raison. Je fabrique un top uniquement à la demande, même pour les boutiques."Car Élise place la durabilité au centre de sa démarche. Ses tissus du moment sont sa principale source d'inspiration. Son stock londonien bientôt épuisé, des fournisseurs belges et italiens lui envoient des matières nobles présentant un petit défaut ou issues d'une production qui a été annulée. "J'ai aussi lancé une collection à partir de tee-shirts vintage que j'ai récupérés dans des centres de tri d'Oxfam et des Petits Riens. Ce sont des pièces uniques auxquelles j'ajoute mes manches couture."Et cet été, on porte quoi Élise ? "Pendant le confinement, je crois que les gens ont retrouvé dans leur dressing des pièces qu'ils avaient oubliées. Beaucoup ont également fait du tri et se sont rendu compte qu'ils avaient besoin de moins (de vêtements notamment). On revient à l'essentiel et à la question : est-ce que j'en ai vraiment besoin ? Cet été, j'ai envie que les femmes continuent à rêver et à se faire plaisir. Mais je pense et j'espère qu'elles vont donner la priorité aux labels écoresponsables, aux petits créateurs locaux comme MaisonÉlise, en privilégiant les matières naturelles. J'ai confiance : ces deux derniers mois, j'ai vendu deux fois plus que d'habitude."Un dernier conseil à ceux qui souhaitent se lancer dans une carrière dans la mode ? "Dans un premier temps, il faut s'assurer une certaine sécurité. Je ne parle pas d'un job alimentaire, mais d'un travail motivant, qui procure une vraie bouffée d'oxygène. J'exerce un boulot que j'aime à côté de ma marque. Et je suis ravie de changer d'air, de quitter mon atelier pour y revenir avec un oeil frais. Quand on a des rêves, il est important de les poursuivre. Et ne pas hésiter à sonner aux portes, car ça peut en ouvrir d'autres. L'hôtel Amigo à Bruxelles a manifesté un véritable engouement pour ma marque et m'a accueillie à bras ouverts pour réaliser mon tout premier shooting. Plus globalement, il faut bien réfléchir avant de se lancer car la concurrence est rude. Depuis que je suis sortie de la Cambre, on me pousse à créer ma marque. Mais j'avais envie de fonder un label différent, qui fait sens, avec un retour au sur-mesure à partir de matières de récup." Et ses propres chutes de tissu, Élise en fait quoi ? Elle confectionne des masques pardi !"