Le nom de Yoshi Verbrugge n'est pas inconnu aux fidèles supporters du KV Ostende. Le défenseur central y a fait ses classes dans l'équipe des U19 avant d'intégrer la première division. Aujourd'hui, Il ne joue plus au football que pour le plaisir.

C'est que Yoshi Verbrugge est devenu entrepreneur : "Avec l'accord de ma compagne Steffie. Elle vendait déjà des vêtements et des accessoires pour femme. Moi, j'étais le footballeur professionnel qui allait à l'entraînement le matin et jouait à FIFA sur la Playstation l'après-midi."

Avec Steel & Barnett, le couple pourrait bien avoir de l'or entre les mains. Cette marque d'accessoires pour homme opère sur le segment du luxe. Yoshi Verbrugge : "Je suis passé du statut de joueur de football paresseux à celui d'entrepreneur qui travaille dur (rires)."

Yoshi et Steffie ne s'attendaient pas à un tel succès. Certains de leurs amis se sont même demandé quelle lubie leur passait par la tête. Mais en près de deux ans, l'activité complémentaire du couple est devenue une entreprise à part entière. "Quand on est assis sur un trésor, il faut le déterrer", affirme Yoshi.

L'ancien footballeur professionnel a enfilé les 50.000 premières perles lui-même. Aujourd'hui, la marque compte une centaine de points de vente en Belgique, 85 aux Pays-Bas et quelques-uns au Luxembourg. L'Allemagne suivra bientôt. Un développement qui a imposé une augmentation de la main-d'oeuvre. D'abord en faisant appel à une entreprise de fabrication sur mesure (atelier protégé, ndlr), puis, depuis fin 2018, aux détenus de la prison de Bruges.

Comment conciliez-vous vie privée et activité professionnelle ?

Yoshi Verbrugge : "Après deux ans, je n'ai toujours pas l'impression de travailler. Je fais ce que j'aime. Même pendant les fêtes de fin d'année, j'ai bossé. Je m'installe dans mon bureau quand j'en ai envie. Heureusement, il se trouve à l'arrière de notre maison.

Steffie est sur la même longueur d'onde. Elle sait que nous construisons notre avenir. Et que notre métier est notre passion. C'est pourquoi nous ne demandons jamais vraiment si notre travail et notre vie privée se chevauchent. En décembre dernier, nous avons fait d'une pierre deux coups lors d'un week-end à Berlin. Nous nous y sommes rendus pour lancer les ventes, mais nous avons aussi pris du temps pour nous."

© Steel & Barnett

Parvenez-vous à vous offrir des moments hors ligne ?

Yoshi Verbrugge : "Rarement. Mais j'ai un mode Zen sur mon téléphone portable et je l'active de temps en temps. Y compris pendant les heures de travail. Je ne reçois alors plus de messages ni d'e-mails, ce qui me permet de me concentrer pendant un certain temps sans être dérangé. Cela dit, je ne me déconnecte pas durant plusieurs semaines et je n'ai encore jamais fait de digital detox.

Il y a deux ans, nous avons pris la décision de ne pas créer d'e-shop. J'ai pensé qu'il était important de commencer par poser les bases. Je voulais d'abord développer une structure solide, trouver les bons partenaires et commercialiser notre marque avec le standing nécessaire. Mais il va bientôt y avoir du changement sur notre site..."

Pour certains, l'argent est la motivation ultime. Mais je fais partie de ceux qui mettent tout leur amour dans leur produit.

Quel est le plus grand luxe à vos yeux ?

Yoshi Verbrugge : "Devenir un entrepreneur, c'est branché. Ces deux ou trois dernières années, c'est comme si tout le monde avait envie de lancer sa propre entreprise. Pour certains, l'argent est la motivation ultime. Mais je fais partie de ceux qui contrôlent et améliorent leur produit et le processus de production avec beaucoup d'amour. J'aime mon travail et c'est un grand luxe. J'ai la chance de faire ce que je veux et en plus, ça me permet de gagner ma vie."

Quel sommet professionnel souhaiteriez-vous atteindre ?

Yoshi Verbrugge : "Cette entreprise, c'est mon bébé. Dans cinq ans, elle aura sans doute grandi, mais je l'aimerai toujours autant. Je peux m'imaginer faire ça le reste de ma vie.

J'ai plein d'idées, notamment pour développer l'entreprise. Actuellement, nous ne proposons que des bracelets. Il nous reste donc beaucoup d'opportunités à explorer. Mais nous prenons les choses comme elles viennent et nous attendons le bon moment.

Dans ma vie privée, je veux rester en bonne santé, m'amuser et être heureux. Le reste suivra naturellement. J'ai également hâte de fonder une famille. J'aimerais être papa."

Quelle satisfaction retirez-vous de votre travail ?

Yoshi Verbrugge : "Le travail administratif, la création, le contrôle du processus de production et du produit final, etc., je fais tout moi-même. C'est pourquoi les réactions enthousiastes de la part des clients et des distributeurs me procurent une grande satisfaction.

Il arrive que certains points de vente retirent une marque de leur gamme. Quand je vois qu'ils veulent poursuivre leur collaboration avec Steel & Barnett, ça me fait super plaisir. Ce genre de feed-back est de bon augure pour l'avenir."

© Steel & Barnett

Quelle est la meilleure leçon que vous a enseignée votre carrière ?

Yoshi Verbrugge : "Smart may have the brains, but stupid has the balls. (Les gens intelligents ont peut-être les neurones, mais les idiots ont les tripes, ndlr.) Je ne dis pas que je suis stupide (rires). Mais je n'ai pas peur de commettre des erreurs. Parfois, il suffit d'oser sauter le pas. Après tout, se lancer dans quelque chose de nouveau, c'est la clé dans le monde entrepreneurial. Bien entendu, il faut calculer les risques en ayant un business plan et en testant les produits. Mais en fin de compte, tenter sa chance est la seule manière de savoir si une idée est bonne ou mauvaise."

Comment vous habillez-vous pour travailler ?

Yoshi Verbrugge : "L'entrepreneuriat est synonyme de solitude. Je travaille souvent tout seul. Je pourrais très bien passer la journée en jogging dans mon bureau à la maison.

Mais je ne le fais pas. Chaque jour, je porte une chemise et un pantalon de costume, éventuellement avec des bretelles ou un noeud pap. Cela m'aide à créer une ambiance de travail et à être productif."

Traduction : virginie·dupont·sprl

Le nom de Yoshi Verbrugge n'est pas inconnu aux fidèles supporters du KV Ostende. Le défenseur central y a fait ses classes dans l'équipe des U19 avant d'intégrer la première division. Aujourd'hui, Il ne joue plus au football que pour le plaisir.C'est que Yoshi Verbrugge est devenu entrepreneur : "Avec l'accord de ma compagne Steffie. Elle vendait déjà des vêtements et des accessoires pour femme. Moi, j'étais le footballeur professionnel qui allait à l'entraînement le matin et jouait à FIFA sur la Playstation l'après-midi."Avec Steel & Barnett, le couple pourrait bien avoir de l'or entre les mains. Cette marque d'accessoires pour homme opère sur le segment du luxe. Yoshi Verbrugge : "Je suis passé du statut de joueur de football paresseux à celui d'entrepreneur qui travaille dur (rires)."Yoshi et Steffie ne s'attendaient pas à un tel succès. Certains de leurs amis se sont même demandé quelle lubie leur passait par la tête. Mais en près de deux ans, l'activité complémentaire du couple est devenue une entreprise à part entière. "Quand on est assis sur un trésor, il faut le déterrer", affirme Yoshi.L'ancien footballeur professionnel a enfilé les 50.000 premières perles lui-même. Aujourd'hui, la marque compte une centaine de points de vente en Belgique, 85 aux Pays-Bas et quelques-uns au Luxembourg. L'Allemagne suivra bientôt. Un développement qui a imposé une augmentation de la main-d'oeuvre. D'abord en faisant appel à une entreprise de fabrication sur mesure (atelier protégé, ndlr), puis, depuis fin 2018, aux détenus de la prison de Bruges.Comment conciliez-vous vie privée et activité professionnelle ? Yoshi Verbrugge : "Après deux ans, je n'ai toujours pas l'impression de travailler. Je fais ce que j'aime. Même pendant les fêtes de fin d'année, j'ai bossé. Je m'installe dans mon bureau quand j'en ai envie. Heureusement, il se trouve à l'arrière de notre maison.Steffie est sur la même longueur d'onde. Elle sait que nous construisons notre avenir. Et que notre métier est notre passion. C'est pourquoi nous ne demandons jamais vraiment si notre travail et notre vie privée se chevauchent. En décembre dernier, nous avons fait d'une pierre deux coups lors d'un week-end à Berlin. Nous nous y sommes rendus pour lancer les ventes, mais nous avons aussi pris du temps pour nous."Parvenez-vous à vous offrir des moments hors ligne ? Yoshi Verbrugge : "Rarement. Mais j'ai un mode Zen sur mon téléphone portable et je l'active de temps en temps. Y compris pendant les heures de travail. Je ne reçois alors plus de messages ni d'e-mails, ce qui me permet de me concentrer pendant un certain temps sans être dérangé. Cela dit, je ne me déconnecte pas durant plusieurs semaines et je n'ai encore jamais fait de digital detox. Il y a deux ans, nous avons pris la décision de ne pas créer d'e-shop. J'ai pensé qu'il était important de commencer par poser les bases. Je voulais d'abord développer une structure solide, trouver les bons partenaires et commercialiser notre marque avec le standing nécessaire. Mais il va bientôt y avoir du changement sur notre site..."Quel est le plus grand luxe à vos yeux ? Yoshi Verbrugge : "Devenir un entrepreneur, c'est branché. Ces deux ou trois dernières années, c'est comme si tout le monde avait envie de lancer sa propre entreprise. Pour certains, l'argent est la motivation ultime. Mais je fais partie de ceux qui contrôlent et améliorent leur produit et le processus de production avec beaucoup d'amour. J'aime mon travail et c'est un grand luxe. J'ai la chance de faire ce que je veux et en plus, ça me permet de gagner ma vie."Quel sommet professionnel souhaiteriez-vous atteindre ? Yoshi Verbrugge : "Cette entreprise, c'est mon bébé. Dans cinq ans, elle aura sans doute grandi, mais je l'aimerai toujours autant. Je peux m'imaginer faire ça le reste de ma vie. J'ai plein d'idées, notamment pour développer l'entreprise. Actuellement, nous ne proposons que des bracelets. Il nous reste donc beaucoup d'opportunités à explorer. Mais nous prenons les choses comme elles viennent et nous attendons le bon moment. Dans ma vie privée, je veux rester en bonne santé, m'amuser et être heureux. Le reste suivra naturellement. J'ai également hâte de fonder une famille. J'aimerais être papa."Quelle satisfaction retirez-vous de votre travail ? Yoshi Verbrugge : "Le travail administratif, la création, le contrôle du processus de production et du produit final, etc., je fais tout moi-même. C'est pourquoi les réactions enthousiastes de la part des clients et des distributeurs me procurent une grande satisfaction. Il arrive que certains points de vente retirent une marque de leur gamme. Quand je vois qu'ils veulent poursuivre leur collaboration avec Steel & Barnett, ça me fait super plaisir. Ce genre de feed-back est de bon augure pour l'avenir."Quelle est la meilleure leçon que vous a enseignée votre carrière ? Yoshi Verbrugge : "Smart may have the brains, but stupid has the balls. (Les gens intelligents ont peut-être les neurones, mais les idiots ont les tripes, ndlr.) Je ne dis pas que je suis stupide (rires). Mais je n'ai pas peur de commettre des erreurs. Parfois, il suffit d'oser sauter le pas. Après tout, se lancer dans quelque chose de nouveau, c'est la clé dans le monde entrepreneurial. Bien entendu, il faut calculer les risques en ayant un business plan et en testant les produits. Mais en fin de compte, tenter sa chance est la seule manière de savoir si une idée est bonne ou mauvaise."Comment vous habillez-vous pour travailler ? Yoshi Verbrugge : "L'entrepreneuriat est synonyme de solitude. Je travaille souvent tout seul. Je pourrais très bien passer la journée en jogging dans mon bureau à la maison.Mais je ne le fais pas. Chaque jour, je porte une chemise et un pantalon de costume, éventuellement avec des bretelles ou un noeud pap. Cela m'aide à créer une ambiance de travail et à être productif."Traduction : virginie·dupont·sprl