L'objectif de ce (très) jeune entrepreneur ? Rendre ses lettres de noblesse à l'huile d'olive et faire preuve de transparence dans cette filière qui souffre de pratiques douteuses. "Ces dernières années, la course aux prix les plus bas a poussé les industriels à dénaturer l'huile d'olive. Je veux travailler de manière plus transparente, en respectant l'environnement, les travailleurs et les consommateurs. Une meilleure traçabilité permet également d'améliorer la qualité d'un produit. Je propose une vraie huile d'olive vierge extra, qui répond à une série de critères chimiques et sensorielles. La récolte et le pressage se font en Italie, tandis que l'embouteillage et l'emballage ont lieu en Belgique."

Âgé de 23 ans, Guillaume Duchesne a lancé en décembre 2019 la commercialisation d'Occhiolino ("clin d'oeil" en italien), à l'issue d'un bachelier en business international et d'un master en entrepreneuriat et gestion de petites entreprises à l'université de Maastricht. "Il y a quelques années, mes parents ont acquis une oliveraie à Vico del Gargano, petit village des Pouilles, dans l'optique de produire leur propre huile d'olive et satisfaire la consommation de notre famille. Par la suite, des locaux nous ont proposé de racheter des parcelles voisines, ce qui permis d'augmenter notre production petit à petit jusqu'à excéder nos besoins." C'est ici que Guillaume est entré en scène.

L'huile d'olive Occhiolino, Justin Paquay
L'huile d'olive Occhiolino © Justin Paquay

Face à la généralisation du numérique, parvenez-vous à vous offrir des moments hors ligne ?

GD : "Merci de me poser cette question car elle me permet d'ouvrir les yeux sur quelque chose. Je me rends compte que le fil conducteur de tous les projets que j'aimerais lancer dans l'agro-alimentaire (le jour de l'interview, Guillaume a dévoilé sur Instagram le lancement prochain d'un Limoncello, ndlr), l'horeca et le textile notamment est la déconnexion. L'huile d'olive est intrinsèquement liée à la cuisine ; j'adore cuisiner et ça me permet vraiment de déconnecter."

Comment conciliez-vous vie privée et activité professionnelle ?

GD : "La commercialisation a démarré en décembre 2019. Je suis donc 100% dévoué à mon projet. Par conséquent, ma vie privée et mon activité professionnelle ne font qu'un pour le moment. Mais je n'en souffre pas. Je considère l'entrepreneuriat - d'autant plus dans l'agro-alimentaire - comme un hobby plutôt qu'un métier. Ceci dit, j'arrive à m'accorder grâce à mes amis et ma famille des moments de détente, au cours desquels je parviens à lever le pied et arrêter de penser au développement de la marque. Par ailleurs, les nombreux projets qui m'animent me permettent d'échapper au quotidien d'Occhiolino."

Comment vous habillez-vous pour travailler ?

GD : "J'ai deux styles. Le premier, très classique, est celui dans lequel je me sens le mieux et se compose d'une chemise, d'un pantalon et de bottillons. Le deuxième, plus cool, comprend polaire et jean. Plus jeune, j'étais un grand fan de mode. Au fil du temps, je me suis détaché de la mode pour me contenter de pièces basiques et intemporelles dans des tons de bleu marine, de gris, de noir, de beige et de blanc. D'ailleurs, je me réjouis de l'arrivée de l'été pour porter un t-shirt blanc au-dessus d'un short et d'une paire de Sebago."

Quel est le plus grand luxe à vos yeux ?

GD : "Me retrouver seul au milieu d'un grand espace. J'aime la sensation de liberté que procure un paysage vaste et dégagé. Et puis j'ai l'impression de pouvoir faire tout le bruit que je veux sans déranger personne."

Comment retirez-vous de la satisfaction de votre travail ?

GD : "Je retire beaucoup de satisfaction des retours positifs des clients et des contacts avec les points de vente. J'adore échanger sur le produit, j'écoute avec attention les feed-back sur ma communication et mon travail. J'aime aussi surprendre les gens."

Quelle est la meilleure leçon que vous a enseignée votre carrière ?

GD : "J'ai terminé mes études en mars 2019, j'ai voyagé, puis j'ai lancé Occhiolino. Ma carrière est donc très courte, mais je peux déjà affirmer que la flexibilité et la capacité à contourner les obstacles sont essentielles dans le métier d'entrepreneur. J'aime envisager toutes les options et acquérir la certitude de sélectionner la meilleure. Or mon projet m'a permis de réaliser qu'il faut parfois se rabattre sur des solutions moins optimales. La situation n'est pas toujours idéale, et il faut savoir l'accepter. Pour avancer, il est nécessaire de prendre des décisions rapidement, même s'il faut faire des concessions, ou carrément renoncer à certaines choses."

Quel sommet souhaiteriez-vous atteindre professionnellement ?

GD : "Avoir la possibilité de toucher un peu à tout. Gagner assez de liberté pour pouvoir réaliser, quand j'en ai envie, la panoplie de projets qui me passent par la tête."

L'objectif de ce (très) jeune entrepreneur ? Rendre ses lettres de noblesse à l'huile d'olive et faire preuve de transparence dans cette filière qui souffre de pratiques douteuses. "Ces dernières années, la course aux prix les plus bas a poussé les industriels à dénaturer l'huile d'olive. Je veux travailler de manière plus transparente, en respectant l'environnement, les travailleurs et les consommateurs. Une meilleure traçabilité permet également d'améliorer la qualité d'un produit. Je propose une vraie huile d'olive vierge extra, qui répond à une série de critères chimiques et sensorielles. La récolte et le pressage se font en Italie, tandis que l'embouteillage et l'emballage ont lieu en Belgique."Âgé de 23 ans, Guillaume Duchesne a lancé en décembre 2019 la commercialisation d'Occhiolino ("clin d'oeil" en italien), à l'issue d'un bachelier en business international et d'un master en entrepreneuriat et gestion de petites entreprises à l'université de Maastricht. "Il y a quelques années, mes parents ont acquis une oliveraie à Vico del Gargano, petit village des Pouilles, dans l'optique de produire leur propre huile d'olive et satisfaire la consommation de notre famille. Par la suite, des locaux nous ont proposé de racheter des parcelles voisines, ce qui permis d'augmenter notre production petit à petit jusqu'à excéder nos besoins." C'est ici que Guillaume est entré en scène.Face à la généralisation du numérique, parvenez-vous à vous offrir des moments hors ligne ?GD : "Merci de me poser cette question car elle me permet d'ouvrir les yeux sur quelque chose. Je me rends compte que le fil conducteur de tous les projets que j'aimerais lancer dans l'agro-alimentaire (le jour de l'interview, Guillaume a dévoilé sur Instagram le lancement prochain d'un Limoncello, ndlr), l'horeca et le textile notamment est la déconnexion. L'huile d'olive est intrinsèquement liée à la cuisine ; j'adore cuisiner et ça me permet vraiment de déconnecter."Comment conciliez-vous vie privée et activité professionnelle ?GD : "La commercialisation a démarré en décembre 2019. Je suis donc 100% dévoué à mon projet. Par conséquent, ma vie privée et mon activité professionnelle ne font qu'un pour le moment. Mais je n'en souffre pas. Je considère l'entrepreneuriat - d'autant plus dans l'agro-alimentaire - comme un hobby plutôt qu'un métier. Ceci dit, j'arrive à m'accorder grâce à mes amis et ma famille des moments de détente, au cours desquels je parviens à lever le pied et arrêter de penser au développement de la marque. Par ailleurs, les nombreux projets qui m'animent me permettent d'échapper au quotidien d'Occhiolino."Comment vous habillez-vous pour travailler ?GD : "J'ai deux styles. Le premier, très classique, est celui dans lequel je me sens le mieux et se compose d'une chemise, d'un pantalon et de bottillons. Le deuxième, plus cool, comprend polaire et jean. Plus jeune, j'étais un grand fan de mode. Au fil du temps, je me suis détaché de la mode pour me contenter de pièces basiques et intemporelles dans des tons de bleu marine, de gris, de noir, de beige et de blanc. D'ailleurs, je me réjouis de l'arrivée de l'été pour porter un t-shirt blanc au-dessus d'un short et d'une paire de Sebago."Quel est le plus grand luxe à vos yeux ?GD : "Me retrouver seul au milieu d'un grand espace. J'aime la sensation de liberté que procure un paysage vaste et dégagé. Et puis j'ai l'impression de pouvoir faire tout le bruit que je veux sans déranger personne." Comment retirez-vous de la satisfaction de votre travail ?GD : "Je retire beaucoup de satisfaction des retours positifs des clients et des contacts avec les points de vente. J'adore échanger sur le produit, j'écoute avec attention les feed-back sur ma communication et mon travail. J'aime aussi surprendre les gens."Quelle est la meilleure leçon que vous a enseignée votre carrière ?GD : "J'ai terminé mes études en mars 2019, j'ai voyagé, puis j'ai lancé Occhiolino. Ma carrière est donc très courte, mais je peux déjà affirmer que la flexibilité et la capacité à contourner les obstacles sont essentielles dans le métier d'entrepreneur. J'aime envisager toutes les options et acquérir la certitude de sélectionner la meilleure. Or mon projet m'a permis de réaliser qu'il faut parfois se rabattre sur des solutions moins optimales. La situation n'est pas toujours idéale, et il faut savoir l'accepter. Pour avancer, il est nécessaire de prendre des décisions rapidement, même s'il faut faire des concessions, ou carrément renoncer à certaines choses." Quel sommet souhaiteriez-vous atteindre professionnellement ?GD : "Avoir la possibilité de toucher un peu à tout. Gagner assez de liberté pour pouvoir réaliser, quand j'en ai envie, la panoplie de projets qui me passent par la tête."