Bien que la bataille entre les magasins locaux physiques d'une part et les grandes boutiques en ligne de l'autre dure depuis bien longtemps, la crise actuelle du coronavirus montre une fois de plus à quel point il est difficile pour les petits indépendants de concurrencer des mastodontes comme Amazon ou Bol.com. Les commerçants qui n'ont pas de site web ni de boutique en ligne sont particulièrement menacés d'asphyxie.

Malgré les initiatives "J'achète local" ou "J'achète belge" et les différentes mesures de soutien, une grande partie des commerçants locaux risquent de ne pas survivre à la crise. Les entreprises belges s'attendent à ce que leur chiffre d'affaires diminue en moyenne d'un tiers. Et il ressort d'une enquête menée par la Banque nationale de Belgique (BNB) auprès de plus de 4.700 entreprises du secteur privé que quatre sur dix anticipent même une baisse de 75%.

Boutique d'applications

Pour aider les petits commerçants, l'entrepreneur belge Jan De Kesel a développé EesyQ (comprenez : easy queue ou faire la queue facilement). Cette application permet aux commerçants locaux sans site web ni boutique en ligne de proposer leurs produits.

Comment ça marche ? EesyQ est en réalité une boutique d'applications, comparable à l'AppStore d'Apple ou au Google Play d'Android. Dans EesyQ, les commerçants peuvent à leur tour créer une appli propre à leur établissement. Les clients existants, mais aussi toutes les personnes intéressées, peuvent alors en quelques clics acheter un livre, un vêtement ou même un sandwich dans leurs adresses préférées.

En temps normal, l'entreprise à l'origine d'EesyQ est active dans l'événementiel. "Mais ce secteur s'est complètement effondré à cause du coronavirus", explique l'entrepreneur Jan De Kesel. En deux semaines, tous les événements ont été annulés. Nous avons donc dû nous réinventer rapidement."

EesyQ, .
EesyQ © .

Comme la société de Jan De Kesel travaillait depuis un moment au développement d'une plateforme visant à rapprocher les commerces de proximité et leurs clients, le développement de la nouvelle application est apparu comme une évidence. Nous avons mis les bouchées doubles", poursuit Jan De Kesel. "À l'heure du coronavirus, les petits indépendants doivent être compétitifs face aux .com de ce monde."

Revenus assurés

La boutique d'applications a vu le jour après un bref brainstorming. Une grande banque et un célèbre fournisseur de services RH étudient actuellement la possibilité de sponsoriser l'application. Ils pourront ainsi la promouvoir auprès des indépendants de leur base de données. Tant que la crise du coronavirus perdure, EesyQ est accessible gratuitement. Par la suite, un tarif mensuel de 9,95 euros sera demandé.

"Tant le client que le commerçant bénéficient d'avantages", souligne Jan De Kesel. "L'appli permet aux particuliers de continuer à acheter leurs produits dans leurs enseignes préférées, tout en leur évitant de sortir de chez eux et d'avoir à choisir parmi les milliers de boutiques en ligne." De leur côté, les commerçants peuvent continuer à servir leurs clients. Ils assurent ainsi leurs ventes et leurs revenus, et pérennisent leur activité.

"Par ailleurs, les clients peuvent sélectionner les magasins qu'ils enregistrent ou placent parmi leurs favoris dans EesyQ", explique Jan De Kesel. "Les commerçants ne doivent donc plus craindre d'apparaître en bas de la liste des occurrences des moteurs de recherche face à des dizaines de concurrents directs."

Traduction : virginie·dupont·sprl

Bien que la bataille entre les magasins locaux physiques d'une part et les grandes boutiques en ligne de l'autre dure depuis bien longtemps, la crise actuelle du coronavirus montre une fois de plus à quel point il est difficile pour les petits indépendants de concurrencer des mastodontes comme Amazon ou Bol.com. Les commerçants qui n'ont pas de site web ni de boutique en ligne sont particulièrement menacés d'asphyxie.Malgré les initiatives "J'achète local" ou "J'achète belge" et les différentes mesures de soutien, une grande partie des commerçants locaux risquent de ne pas survivre à la crise. Les entreprises belges s'attendent à ce que leur chiffre d'affaires diminue en moyenne d'un tiers. Et il ressort d'une enquête menée par la Banque nationale de Belgique (BNB) auprès de plus de 4.700 entreprises du secteur privé que quatre sur dix anticipent même une baisse de 75%.Boutique d'applicationsPour aider les petits commerçants, l'entrepreneur belge Jan De Kesel a développé EesyQ (comprenez : easy queue ou faire la queue facilement). Cette application permet aux commerçants locaux sans site web ni boutique en ligne de proposer leurs produits.Comment ça marche ? EesyQ est en réalité une boutique d'applications, comparable à l'AppStore d'Apple ou au Google Play d'Android. Dans EesyQ, les commerçants peuvent à leur tour créer une appli propre à leur établissement. Les clients existants, mais aussi toutes les personnes intéressées, peuvent alors en quelques clics acheter un livre, un vêtement ou même un sandwich dans leurs adresses préférées.En temps normal, l'entreprise à l'origine d'EesyQ est active dans l'événementiel. "Mais ce secteur s'est complètement effondré à cause du coronavirus", explique l'entrepreneur Jan De Kesel. En deux semaines, tous les événements ont été annulés. Nous avons donc dû nous réinventer rapidement."Comme la société de Jan De Kesel travaillait depuis un moment au développement d'une plateforme visant à rapprocher les commerces de proximité et leurs clients, le développement de la nouvelle application est apparu comme une évidence. Nous avons mis les bouchées doubles", poursuit Jan De Kesel. "À l'heure du coronavirus, les petits indépendants doivent être compétitifs face aux .com de ce monde."Revenus assurésLa boutique d'applications a vu le jour après un bref brainstorming. Une grande banque et un célèbre fournisseur de services RH étudient actuellement la possibilité de sponsoriser l'application. Ils pourront ainsi la promouvoir auprès des indépendants de leur base de données. Tant que la crise du coronavirus perdure, EesyQ est accessible gratuitement. Par la suite, un tarif mensuel de 9,95 euros sera demandé."Tant le client que le commerçant bénéficient d'avantages", souligne Jan De Kesel. "L'appli permet aux particuliers de continuer à acheter leurs produits dans leurs enseignes préférées, tout en leur évitant de sortir de chez eux et d'avoir à choisir parmi les milliers de boutiques en ligne." De leur côté, les commerçants peuvent continuer à servir leurs clients. Ils assurent ainsi leurs ventes et leurs revenus, et pérennisent leur activité."Par ailleurs, les clients peuvent sélectionner les magasins qu'ils enregistrent ou placent parmi leurs favoris dans EesyQ", explique Jan De Kesel. "Les commerçants ne doivent donc plus craindre d'apparaître en bas de la liste des occurrences des moteurs de recherche face à des dizaines de concurrents directs."Traduction : virginie·dupont·sprl