Il a fallu attendre que TF1 présente ses résultats annuels pour obtenir la confirmation officielle d'une information qui avait déjà filtré dans le lanterneau médiatique : la chaîne française est bel et bien déterminée à monétiser son audience en Belgique, comme l'a donc déclaré son président Gilles Pélisson. Selon les chiffres du CIM, TF1 occupe la troisième place de l'audimat en Fédération Wallonie-Bruxelles avec une moyenne de 15,5 % de p...

Il a fallu attendre que TF1 présente ses résultats annuels pour obtenir la confirmation officielle d'une information qui avait déjà filtré dans le lanterneau médiatique : la chaîne française est bel et bien déterminée à monétiser son audience en Belgique, comme l'a donc déclaré son président Gilles Pélisson. Selon les chiffres du CIM, TF1 occupe la troisième place de l'audimat en Fédération Wallonie-Bruxelles avec une moyenne de 15,5 % de parts de marché (juste derrière RTL-TVI et La Une RTBF) et ces bons chiffres ne sont pas valorisés sur le plan publicitaire. Or, les derniers résultats du groupe français ne sont pas excellents. Certes, son chiffre d'affaires a augmenté de 3 %, mais le bénéfice net a, quant à lui, chuté de près de 60 %, tout comme les recettes publicitaires qui ont également baissé de 1,6 %. D'où l'idée de TF1 d'aller chercher de l'argent frais sur d'autres territoires, notamment en organisant des décrochages publicitaires en Belgique, comme elle le fait exactement en Suisse depuis quatre ans déjà. Concrètement, la chaîne française souhaite donc diffuser des pubs spécifiquement belges autour de certains programmes plébiscités chez nous (Koh Lanta, Danse avec les stars, etc.) via un système de décrochage géographique comme cela se fait par exemple en radio. Objectif : obtenir sa part du gâteau publicitaire télévisuel détenu à près de 90 % par le groupe RTL et la RTBF en Fédération Wallonie-Bruxelles. Une envie somme toute " légitime " et qui pourrait, dans un premier temps, rapporter à TF1 quelque 20 millions par an, au nez et à la barbe des grands acteurs belges. Pour parvenir à ses fins, le groupe français est actuellement à la recherche d'une régie publicitaire. Si le groupe SBS, propriétaire des chaînes flamandes Vier et Vijf, a déclaré forfait, les regards se tournent à présent vers l'outsider Transfer qui aurait remis une offre pour que TF1 puisse commercialiser ses premiers écrans publicitaires en Belgique à l'horizon 2018. A moins que la RMB - la régie publicitaire de la RTBF qui veut limiter la casse - ne ressorte le grand jeu dans cette partie de poker que RTL-TVI tente vainement de cadenasser à travers une vaste opération de lobbying politico-commercial...