Eleven Sports Network n'a pas créé la surprise et la barre symbolique des 100 millions d'euros n'a pas pas été franchie. Spécialisée dans la couverture médiatique d'événements sportifs, cette société de télévision fondée en 2015 par l'homme d'affaires italien Andrea Radrizzani avait en effet marqué son intérêt pour le championnat belge de football dont les droits de diffusion ont été récemment remis aux enchères. Chez nous, Eleven Sports Network possède déjà trois chaînes dédiées aux compétitions sportives dont l'une retransmet les matchs de plusieurs grands championnats de foot étrangers comme la Liga espagnole, la Serie A ital...

Eleven Sports Network n'a pas créé la surprise et la barre symbolique des 100 millions d'euros n'a pas pas été franchie. Spécialisée dans la couverture médiatique d'événements sportifs, cette société de télévision fondée en 2015 par l'homme d'affaires italien Andrea Radrizzani avait en effet marqué son intérêt pour le championnat belge de football dont les droits de diffusion ont été récemment remis aux enchères. Chez nous, Eleven Sports Network possède déjà trois chaînes dédiées aux compétitions sportives dont l'une retransmet les matchs de plusieurs grands championnats de foot étrangers comme la Liga espagnole, la Serie A italienne ou encore la Ligue 1 française. Il y a quelques mois à peine, Anouk Mertens, la directrice de la filiale belge de cette multinationale, nous avait d'ailleurs annoncé la couleur : " Nous sommes clairement intéressés par la Pro League et nous allons faire une offre compétitive dans ce sens ." Prudente, l'association des clubs professionnels de football belges n'a visiblement pas été séduite par l'offre de cet outsider et a donc préféré jouer la carte de la sécurité. Il faut dire qu'Eleven Sports Network voulait négocier les droits télé sur une période de cinq ans, de manière exclusive et avec la création d'une toute nouvelle chaîne spécifique, alors que la Pro League désirait seulement vendre les trois prochaines saisons, histoire de faire coïncider les enchères ultérieures avec la réforme du championnat prévue en 2020. Au terme des négociations, ce sont les acteurs traditionnels du paysage audiovisuel qui ont donc émergé pour l'attribution de ces nouveaux droits télé de façon non exclusive. Côté francophone, l'opérateur VOO rafle la mise tandis que Telenet obtient non seulement le sésame pour le marché télévisuel flamand, mais aussi pour la diffusion en ligne des matchs de la Pro League - sur ordinateurs portables, tablettes, smartphones - dans les deux langues et sans passer par un abonnement télé. Pour l'instant - et c'est une surprise - Proximus n'est pas repris dans la liste des heureux bénéficiaires, mais l'opérateur public n'est pas écarté du marché pour autant, tout comme Orange qui reste dans le round des négociations. " Nous avons toujours envie d'obtenir ces droits et nous sommes très confiants d'arriver prochainement à un accord avec la Pro League, confie Haroun Fenaux, porte-parole de Proximus, mais nous devons encore décider ensemble du montant qui satisfera tout le monde ". Histoire, on s'en doute, de ne pas perdre de précieux clients. Sans l'éventuel ajout de Proximus, le montant de ces nouveaux droits télé a déjà atteint la somme record de 76,2 millions par saison, soit 15 % de plus que l'offre négociée en 2014 (66 millions) et carrément le double du chèque (et même un peu plus) signé par le seul Belgacom en 2005 (36 millions). Avec la probable " surenchère " de Proximus et éventuellement l'entrée d'Orange sur le marché, la Pro League devrait logiquement empocher les 80 millions d'euros annuels promis par le groupe italien MP & Silva qui oeuvre depuis trois ans comme intermédiaire entre les diffuseurs intéressés et l'association qui représente les 16 clubs belges de Division 1.