En effet, la règle jusqu'à présent sur le Net était - c'est même un deal implicite - que l'internaute a accès gratuitement à l'information qu'il souhaite lire ou aux vidéos qu'il souhaite regarder, mais en contrepartie il accepte la publicité sur ces sites Internet ! Le gros hic, c'est que depuis un certain temps déjà, les internautes installent massivement des logiciels anti-publicité qui sont autant de manques à gagner pour les éditeurs de contenus. Pire, après Google qui a installé un bloqueur de publicité optionnel pour son logiciel de navigation Chrome, c'est au tour de Samsung de faire la même chose.

C'est évidemment dramatique, car sans publicité, la plupart de ces sites auront des difficultés à survivre. C'est exactement comme si le public s'équipait en masse d'un boîtier branché sur son téléviseur et qui garantirait à son propriétaire de ne pas voir les publicités. Autant dire que les chaînes de télévision privées, et même publiques d'ailleurs, seraient en faillite du jour au lendemain. Or, c'est ce qui est en train d'arriver à la vitesse de l'éclair sur le Net.

Un journal populaire, comme le Bild en Allemagne, qui tire à plus de 3 millions d'exemplaires par jour, s'est inquiété de ce phénomène en Allemagne. Et ses dirigeants ont eu une réaction quasi épidermique. Le site de ce journal identifie les utilisateurs de logiciels anti-pub et leur propose un marché: soit ils paient pour lire l'information, soit ils retirent illico ce logiciel anti-publicité. D'autres sites d'informations tentent de faire la même chose avec plus ou moins de bonheur. C'est donc une vraie menace.

En luttant contre la publicité, le citoyen ne se rend pas compte que, dans certains cas, il affaiblit aussi la presse écrite

Mais soyons honnêtes, cette menace est également le résultat des mauvaises pratiques de certains éditeurs. Ils le reconnaissent en privé, et c'est la vérité. Vouloir, par exemple, imposer des spots vidéo de 30 secondes fabriqués d'abord pour la télévision est une très mauvaise idée. C'est prouvé. Les gens sont plus impatients sur Internet que devant leur téléviseur. L'adoption massive de ces logiciels anti-publicité est donc un défi pour les annonceurs et l'industrie de la publicité. Sans doute faudra-t-il revoir le format de ces pubs et les rendre moins intrusives sur Internet.

Le défi qui ne sera pas facile à relever pour les éditeurs, car ils vivent de la pub ! Or, entre les boîtes aux lettres qui affichent un logo anti-publicité, les listes téléphoniques qui interdisent le démarchage par téléphone et maintenant les logiciels anti-pub, les possibilités de recrutement de nouveaux abonnés deviennent chaque jour plus difficiles.

Paradoxalement, en luttant contre la publicité, le citoyen ne se rend pas compte que, dans certains cas, il affaiblit aussi la presse écrite en la privant d'une ressource financière naturelle. Les éditeurs de journaux pourraient presque dire que vouloir bannir totalement la pub du Net, c'est indirectement affaiblir la démocratie. Voilà un bon sujet de débat.

En effet, la règle jusqu'à présent sur le Net était - c'est même un deal implicite - que l'internaute a accès gratuitement à l'information qu'il souhaite lire ou aux vidéos qu'il souhaite regarder, mais en contrepartie il accepte la publicité sur ces sites Internet ! Le gros hic, c'est que depuis un certain temps déjà, les internautes installent massivement des logiciels anti-publicité qui sont autant de manques à gagner pour les éditeurs de contenus. Pire, après Google qui a installé un bloqueur de publicité optionnel pour son logiciel de navigation Chrome, c'est au tour de Samsung de faire la même chose.C'est évidemment dramatique, car sans publicité, la plupart de ces sites auront des difficultés à survivre. C'est exactement comme si le public s'équipait en masse d'un boîtier branché sur son téléviseur et qui garantirait à son propriétaire de ne pas voir les publicités. Autant dire que les chaînes de télévision privées, et même publiques d'ailleurs, seraient en faillite du jour au lendemain. Or, c'est ce qui est en train d'arriver à la vitesse de l'éclair sur le Net.Un journal populaire, comme le Bild en Allemagne, qui tire à plus de 3 millions d'exemplaires par jour, s'est inquiété de ce phénomène en Allemagne. Et ses dirigeants ont eu une réaction quasi épidermique. Le site de ce journal identifie les utilisateurs de logiciels anti-pub et leur propose un marché: soit ils paient pour lire l'information, soit ils retirent illico ce logiciel anti-publicité. D'autres sites d'informations tentent de faire la même chose avec plus ou moins de bonheur. C'est donc une vraie menace.Mais soyons honnêtes, cette menace est également le résultat des mauvaises pratiques de certains éditeurs. Ils le reconnaissent en privé, et c'est la vérité. Vouloir, par exemple, imposer des spots vidéo de 30 secondes fabriqués d'abord pour la télévision est une très mauvaise idée. C'est prouvé. Les gens sont plus impatients sur Internet que devant leur téléviseur. L'adoption massive de ces logiciels anti-publicité est donc un défi pour les annonceurs et l'industrie de la publicité. Sans doute faudra-t-il revoir le format de ces pubs et les rendre moins intrusives sur Internet.Le défi qui ne sera pas facile à relever pour les éditeurs, car ils vivent de la pub ! Or, entre les boîtes aux lettres qui affichent un logo anti-publicité, les listes téléphoniques qui interdisent le démarchage par téléphone et maintenant les logiciels anti-pub, les possibilités de recrutement de nouveaux abonnés deviennent chaque jour plus difficiles.Paradoxalement, en luttant contre la publicité, le citoyen ne se rend pas compte que, dans certains cas, il affaiblit aussi la presse écrite en la privant d'une ressource financière naturelle. Les éditeurs de journaux pourraient presque dire que vouloir bannir totalement la pub du Net, c'est indirectement affaiblir la démocratie. Voilà un bon sujet de débat.