"Si les pertes continuent, il y a un moment où il faudra arrêter le robinet, parce que Vivendi ne pourra pas apporter de l'argent indéfiniment à Canal+", a menacé le président du conseil de surveillance de Vivendi, devant les actionnaires réunis en assemblée générale à l'Olympia. Il a également fait passer ce message dans une lettre aux salariés, dans laquelle il explique sa stratégie et le renouvellement du management.

"Nous ne pouvions risquer de voir une de nos filiales historiques françaises nous entraîner dans sa faillite", a plaidé M. Bolloré dans sa lettre aux salariés pour justifier les mesures d'économies prises.

La perte opérationnelle des chaînes payantes de Canal+ "peut être de plus de 400 millions d'euros en 2016 si on ne réagit pas", a souligné devant les actionnaires Stéphane Roussel, le directeur général en charge des opérations de Vivendi, après une perte de 264 millions d'euros enregistrée en 2015.

"Est-ce que ça vaut la peine de sauver Canal+? Moi personnellement je réponds oui", a assuré l'homme d'affaires breton.

Mais "ça dépend combien de temps ils vont perdre de l'argent, si on n'a pas l'autorisation de distribuer BeIn Sports, si les pertes continuent, il y a un moment où il faudra arrêter le robinet, parce que Vivendi ne pourra pas apporter de l'argent indéfiniment à Canal+", a-t-il averti.

Canal+ est notamment confronté à une forte concurrence de BeIn Sports ou Altice sur les droits sportifs et à celle du géant de la vidéo à la demande (VOD) Netflix sur le cinéma.

Vivendi avait annoncé en février son objectif de voir Canal+ revenir à l'équilibre en 2018.

"Si les pertes continuent, il y a un moment où il faudra arrêter le robinet, parce que Vivendi ne pourra pas apporter de l'argent indéfiniment à Canal+", a menacé le président du conseil de surveillance de Vivendi, devant les actionnaires réunis en assemblée générale à l'Olympia. Il a également fait passer ce message dans une lettre aux salariés, dans laquelle il explique sa stratégie et le renouvellement du management. "Nous ne pouvions risquer de voir une de nos filiales historiques françaises nous entraîner dans sa faillite", a plaidé M. Bolloré dans sa lettre aux salariés pour justifier les mesures d'économies prises. La perte opérationnelle des chaînes payantes de Canal+ "peut être de plus de 400 millions d'euros en 2016 si on ne réagit pas", a souligné devant les actionnaires Stéphane Roussel, le directeur général en charge des opérations de Vivendi, après une perte de 264 millions d'euros enregistrée en 2015. "Est-ce que ça vaut la peine de sauver Canal+? Moi personnellement je réponds oui", a assuré l'homme d'affaires breton. Mais "ça dépend combien de temps ils vont perdre de l'argent, si on n'a pas l'autorisation de distribuer BeIn Sports, si les pertes continuent, il y a un moment où il faudra arrêter le robinet, parce que Vivendi ne pourra pas apporter de l'argent indéfiniment à Canal+", a-t-il averti. Canal+ est notamment confronté à une forte concurrence de BeIn Sports ou Altice sur les droits sportifs et à celle du géant de la vidéo à la demande (VOD) Netflix sur le cinéma. Vivendi avait annoncé en février son objectif de voir Canal+ revenir à l'équilibre en 2018.