Altice s'était en effet lancé ans des acquisitions multiples en France (SFR, L'Express, Libération, etc.), en Europe (Portugal Telecom) et aux Etats-Unis (Cablevision, Suddenlink) où les actifs avaient été regroupés dans une filiale (Altice USA) cotée, elle aussi, en Bourse.
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Altice s'était en effet lancé ans des acquisitions multiples en France (SFR, L'Express, Libération, etc.), en Europe (Portugal Telecom) et aux Etats-Unis (Cablevision, Suddenlink) où les actifs avaient été regroupés dans une filiale (Altice USA) cotée, elle aussi, en Bourse. Mais la suite fut moins flamboyante: les résultats - surtout ceux de SFR - devaient être suffisants pour rembourser une dette qui atteignait 51 milliards d'euros tout en permettant de poursuivre un plan d'investissements. Mais les performances ne furent pas à la hauteur. SFR a perdu 2 millions de clients depuis sa reprise par Altice en 2014. A l'automne dernier, le cours de Bourse d'Altice a été très, très secoué. L'action a chuté de 25% en deux jours, forçant Patrick Drahi à reprendre les commandes. Celui-ci a essayé de redonner du tonus aux opérations de SFR via des offres commerciales, mais sans grand succès. Dès lors, voici quelques jours, le patron franco-israélien, connu pour exceller dans les opérations financières, a décidé de désarrimer Altice USA (en fait, les actionnaires d'Altice deviennent actionnaires d'Altice Europe d'un côté, et d'Altice USA de l'autre... et la dette de 51 milliards est partagée : 21 milliards en Europe, 30 milliards aux Etats-Unis). L'idée, en redonnant son autonomie aux activités américaines, est de rassurer le marché et de permettre aux activités américaines de continuer de croître sans devoir traîner le boulet européen. Parallèlement, en Europe, selon les dernières rumeurs et pour se donner un peu d'air, Altice chercherait à céder sa filiale Altice Pay TV, qui regroupe les droits de retransmission de diverses compétitions. L'action a enregistré un léger rebond mais le marché demande à voir.