"Je suis inquiète des coupes drastiques qui sont dans la proposition" de la présidence finlandaise de l'Union européenne, a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse. Elle a cité comme secteurs pouvant être affectés Frontex (agence européenne de garde-frontières), la défense, le numérique et les "efforts pour verdir l'économie".

Cette proposition finlandaise, fruit d'un compromis, reflète les profondes divergences entre Etats membres et sera au centre des discussions du Conseil européen des 12 et 13 décembre.

La dirigeante a reconnu que la proposition finlandaise montrait "à quel point les négociations sur le cadre financier pluri-annuel sont difficiles".

Elles "devraient être menées à bien par (le nouveau président du Conseil) Charles Michel avec l'objectif d'arriver à un accord en début d'année prochaine", a-t-elle dit.

A propos de la défense, elle a estimé que "les moyens (financiers) dans la proposition finlandaise ne sont pas assez hauts. Si on est sérieux, il faut investir", a-t-elle dit.

La présidence finlandaise de l'UE a proposé de fixer les contributions des pays membres à 1,07% du revenu national brut (RNB) pour le prochain budget pluri-annuel.

Pour tenir compte à la fois du départ du Royaume-Uni, un contributeur net, et de ses priorités (sécurité, migration, numérique, climat), la Commission avait quant à elle proposé de fixer les contributions à 1,114% du RNB (à 27), contre 1,03% actuellement (à 28).

Des pays comme l'Allemagne défendent une contribution à 1%, tandis que d'autres Etats membres exigent davantage.