Le Conseil Central de l'Economie (CCE) doit remettre très prochainement un rapport aux partenaires sociaux sur l'écart salarial entre la Belgique, l'Allemagne et les Pays Bas. Entre 1996 et 2012, il était estimé à 4,8%. Il s'élèverait pour cette année à 2,9%, selon des fuites parues dans la presse.

L'opposition a appelé le gouvernement à renoncer dès lors au saut d'index, et ce d'autant plus que de ce pourcentage peuvent encore être déduits les subsides salariaux.

Le ministre N-VA a contesté cette façon de voir les choses. Déduire les subsides salariaux en Belgique implique de le faire aussi dans les trois autres pays, qui connaissent également ce genre de mécanisme.

Le CCE prend en outre comme référence la situation des salaires en Belgique en 1996, quand a été élaborée la loi sur la compétitivité des entreprises.

"Le CCE considère implicitement qu'il n'y avait pas de problème en 1996", a-t-il fait remarquer. Or, à cette époque des rapports de l'OCDE et d'autres institutions internationales évaluaient l'écart à 8%. "En termes réels, le handicap salarial s'élève à au moins 10%", a affirmé le ministre.

Le Conseil Central de l'Economie (CCE) doit remettre très prochainement un rapport aux partenaires sociaux sur l'écart salarial entre la Belgique, l'Allemagne et les Pays Bas. Entre 1996 et 2012, il était estimé à 4,8%. Il s'élèverait pour cette année à 2,9%, selon des fuites parues dans la presse. L'opposition a appelé le gouvernement à renoncer dès lors au saut d'index, et ce d'autant plus que de ce pourcentage peuvent encore être déduits les subsides salariaux. Le ministre N-VA a contesté cette façon de voir les choses. Déduire les subsides salariaux en Belgique implique de le faire aussi dans les trois autres pays, qui connaissent également ce genre de mécanisme. Le CCE prend en outre comme référence la situation des salaires en Belgique en 1996, quand a été élaborée la loi sur la compétitivité des entreprises. "Le CCE considère implicitement qu'il n'y avait pas de problème en 1996", a-t-il fait remarquer. Or, à cette époque des rapports de l'OCDE et d'autres institutions internationales évaluaient l'écart à 8%. "En termes réels, le handicap salarial s'élève à au moins 10%", a affirmé le ministre.