La Banque nationale de Belgique a assuré, mardi à l'occasion de l'assemblée des actionnaires, disposer d'une réserve suffisante pour résister à un coup dur dans la zone euro. Une faillite d'un des trois pays en difficulté (Grèce, Portugal et Irlande) ou une faillite d'une des grandes économies de la zone ne devrait pas déstabiliser la BNB. Les responsables de notre banque centrale jugent en outre peu probable une combinaison des deux scénarios.

Pour établir ses réserves, la BNB se base sur "une estimation prudente des risques calculables en matières de probabilité et de délais", selon le rapport annuel. A la fin de l'année dernière, le risque était estimé à 5,2 milliards d'euros. Depuis, cependant, il y a à nouveau quelques évolutions positives, indique-t-on.

La BNB soulignait mardi qu'elle prônait en fait une politique de réserve plus stricte que son homologue allemande, la Bundesbank, et qu'il n'y avait donc pas lieu de modifier cette politique de réserve. "Nous avons 4 milliards de réserves et l'Allemagne 12 mais son économie est proportionnellement beaucoup plus grande", insistent les responsables.

Trends.be, avec Belga