Un salarié belge coûte-t-il plus cher qu'en France, en Allemagne ou aux Pays-Bas? "Oui", répondent les patrons. "Non, bien au contraire", rétorquent les syndicats. Le débat est éternel et même le Conseil central de l'Economie ne peut y apporter de réponse définitive, à en croire son nouveau rapport sur les salaires.

L'handicap absolu des coûts salariaux, soit le coût salarial en Belgique comparé à celui des pays voisins, a atteint 12,6% dans le secteur privé en 2017, d'après le CCE.

Mais, corrigé par le niveau de productivité des travailleurs, c'est-à-dire l'évolution de la valeur ajoutée qu'ils créent par heure, ce handicap salarial n'atteint plus qu'1,2%.

Enfin, si l'on examine les diminutions de cotisations patronales et les subsides salariaux, comme par exemple le taxshift, on s'aperçoit que les salaires ont même progressé 2,5% moins rapidement qu'en France, aux Pays-Bas et en Allemagne.

Un salarié belge coûte-t-il plus cher qu'en France, en Allemagne ou aux Pays-Bas? "Oui", répondent les patrons. "Non, bien au contraire", rétorquent les syndicats. Le débat est éternel et même le Conseil central de l'Economie ne peut y apporter de réponse définitive, à en croire son nouveau rapport sur les salaires. L'handicap absolu des coûts salariaux, soit le coût salarial en Belgique comparé à celui des pays voisins, a atteint 12,6% dans le secteur privé en 2017, d'après le CCE. Mais, corrigé par le niveau de productivité des travailleurs, c'est-à-dire l'évolution de la valeur ajoutée qu'ils créent par heure, ce handicap salarial n'atteint plus qu'1,2%. Enfin, si l'on examine les diminutions de cotisations patronales et les subsides salariaux, comme par exemple le taxshift, on s'aperçoit que les salaires ont même progressé 2,5% moins rapidement qu'en France, aux Pays-Bas et en Allemagne.