Personne ne sera licencié à la suite de cette opération. Mais 82 salariés (temps plein) de Proximus -des techniciens et des ingénieurs qui gèrent les réseaux- devront toutefois rejoindre la nouvelle entité, se plaignent les syndicats.

"Ces personnes sont obligées de quitter une entreprise stable", dénonce Ben Coremans, de la CSC Transcom. "Leur activité fait néanmoins partie du coeur de métier de Proximus. Cela ressemble donc à un démantèlement de la société", se plaint-il.

"Nous espérions pouvoir négocier à ce sujet mais, pour le conseil d'administration, c'est une politique déjà décidée", regrette, pour sa part, Bart Neyens de l'ACOD, pendant flamand de la CGSP. "Je crains qu'à long terme cela nuise beaucoup aux conditions de travail des travailleurs", redoute-t-il. Il pense aussi qu'Orange pourra de la sorte récolter les fruits des investissements que Proximus a consentis depuis des années.

Son collègue francophone Laurent Malengreau parle, lui, d'une "mise à mal du dialogue social" et d'un "pas vers la privatisation". Les personnes qui intégreront la co-entreprise devront y signer un contrat et ne pourront plus revenir chez Proximus, explique-t-il. Elles ne pourront dès lors pas bénéficier du dialogue social en cours au sein de l'entreprise semi-publique, craint le syndicaliste socialiste.

Toutes les modalités de l'accord, y compris le modèle organisationnel de la nouvelle société, qui sera détenues à part égales par Proximus et Orange, seront définies plus en détail dans les prochains mois. Le but est de le conclure d'ici la fin de l'année et d'entamer les travaux préparatoires et le transfert d'activités au premier trimestre 2020.