Dix milliards de déficit de moins que prévu, c'est donc une relative bonne nouvelle. Elle s'explique par le rebond de la croissance et l'inflation. Le rebond économique a en effet été plus important que prévu et la hausse des prix a également été bénéfique aux finances publiques. Selon...

Dix milliards de déficit de moins que prévu, c'est donc une relative bonne nouvelle. Elle s'explique par le rebond de la croissance et l'inflation. Le rebond économique a en effet été plus important que prévu et la hausse des prix a également été bénéfique aux finances publiques. Selon une note de l'administration relayée dans DeTijd, inflation et croissance ont fait passer les recettes fiscales de 121 à 126 milliards. Pas de quoi pavoiser toutefois: en présentant son rapport annuel cette semaine, le gouverneur de la Banque nationale Pierre Wunsch notait que si une partie du déficit (un peu moins de 14 milliards) est due aux efforts du gouvernement pour aider à passer la crise, il reste un déficit structurel de plus de 3% qui est encore trop élevé. "Se donner un cap qui est clair pour rassurer les marchés et faire comprendre que l'on va devoir aller vers des déficits plus faibles est très important", a-t-il expliqué. Pierre Wunsch pense que ramener le déficit à 2,9% du PIB en moyenne est un objectif crédible et permettrait de stabiliser l'endettement sous les 100% du PIB. Mais comme on parle de moyenne et que "le risque d'avoir une nouvelle récession dans les 10 prochaines années est élevé", cela veut dire que le déficit doit s'établir bien en deçà de 2,9% quand la conjoncture est bonne.