Je m'explique, vous (guidée par les experts) décidez que les centres commerciaux peuvent réouvrir, certains centres recevant 30 à 35.000 visiteurs/jour mais les marchés artisanaux qui vont recevoir 2000 personnes, et pour les fréquentés, à peine 5.000 personnes, sont toujours interdits.

Je ne comprends pas cette logique, les centres commerciaux sont des espaces clos avec ventilation mécanique dont on a démontré l'effet néfaste pour la propagation du virus et nos marchés artisanaux se déroulent en extérieur.

Vous recommandez de recevoir sa famille dans les jardins et terrasses car moins dangereux que d'être à l'intérieur. Et vos collègue Rudy VERVOORT ou ami David Clarinval déclarent à la conférence et au micro de la RTBF que 70% de la transmission se fait dans la cellule familiale. Quelle cohérence pour interdire les marchés artisanaux?

Alors, nous artisans, commerçants ambulants, serions-nous des entrepreneurs de seconde zone ? Des électeurs sans importance ou la force financière des propriétaires des centres commerciaux est plus importante que quelques milliers d'indépendants qui sont en train de crever.

Nous assistons à un génocide de ce secteur particulier, certains de mes collègues se sont déjà suicidés. Faut-il laisser place nette pour les produits importés d'Asie, rentabiliser les entrepôts liégeois d' ALIBABA ? Pour pouvoir organiser un événement, il est indispensable de disposer d'un préavis de minimum 4 à 6 semaines pour monter l'événement, faire la publicité, inscrire les exposants,....

Nous ne sommes pas comme les commerçants "traditionnels" qui ont beaucoup plus facile à pouvoir ouvrir la boutique, galerie en 2/3 jours. Nous avons besoin de minimum 4 à 6 semaines pour créer un événement.

Dans la situation actuelle, les artisans vont se retrouver avec une absence de vente sur une période de 8 mois. Janvier et février sont pour nous des mois traditionnellement très calmes, mais avec l'interdiction des événements de masse jusqu'à la fin août, c'est 8 mois sans vente. Il ne nous restera que les 6 semaines de fin d'année pour espérer faire un chiffre d'affaires face aux nombreux vendeurs sans documents officiels.

Alors sauvez-nous, car il faut savoir que nombreux sont les artisans qui n'ont pu bénéficier des aides régionales en Wallonie car nous sommes considérés comme des fabricants et non des détaillants (code NACE). D'autre part, les banques ne répondent pas aux demandes de report de crédit. Et les reports ne concerneraient que le capital et non la totalité du crédit. Or, d'un autre côté, je viens de lire que la chambre vient d'approuver le report des crédits à la consommation des particuliers (report total avec effet rétroactif au 1/5/20).

Veuillez agréer, Madame, l'expression de mes sentiments distingués,

RYCKAERT Serge

Je m'explique, vous (guidée par les experts) décidez que les centres commerciaux peuvent réouvrir, certains centres recevant 30 à 35.000 visiteurs/jour mais les marchés artisanaux qui vont recevoir 2000 personnes, et pour les fréquentés, à peine 5.000 personnes, sont toujours interdits. Je ne comprends pas cette logique, les centres commerciaux sont des espaces clos avec ventilation mécanique dont on a démontré l'effet néfaste pour la propagation du virus et nos marchés artisanaux se déroulent en extérieur. Vous recommandez de recevoir sa famille dans les jardins et terrasses car moins dangereux que d'être à l'intérieur. Et vos collègue Rudy VERVOORT ou ami David Clarinval déclarent à la conférence et au micro de la RTBF que 70% de la transmission se fait dans la cellule familiale. Quelle cohérence pour interdire les marchés artisanaux? Alors, nous artisans, commerçants ambulants, serions-nous des entrepreneurs de seconde zone ? Des électeurs sans importance ou la force financière des propriétaires des centres commerciaux est plus importante que quelques milliers d'indépendants qui sont en train de crever. Nous assistons à un génocide de ce secteur particulier, certains de mes collègues se sont déjà suicidés. Faut-il laisser place nette pour les produits importés d'Asie, rentabiliser les entrepôts liégeois d' ALIBABA ? Pour pouvoir organiser un événement, il est indispensable de disposer d'un préavis de minimum 4 à 6 semaines pour monter l'événement, faire la publicité, inscrire les exposants,.... Nous ne sommes pas comme les commerçants "traditionnels" qui ont beaucoup plus facile à pouvoir ouvrir la boutique, galerie en 2/3 jours. Nous avons besoin de minimum 4 à 6 semaines pour créer un événement. Dans la situation actuelle, les artisans vont se retrouver avec une absence de vente sur une période de 8 mois. Janvier et février sont pour nous des mois traditionnellement très calmes, mais avec l'interdiction des événements de masse jusqu'à la fin août, c'est 8 mois sans vente. Il ne nous restera que les 6 semaines de fin d'année pour espérer faire un chiffre d'affaires face aux nombreux vendeurs sans documents officiels.Alors sauvez-nous, car il faut savoir que nombreux sont les artisans qui n'ont pu bénéficier des aides régionales en Wallonie car nous sommes considérés comme des fabricants et non des détaillants (code NACE). D'autre part, les banques ne répondent pas aux demandes de report de crédit. Et les reports ne concerneraient que le capital et non la totalité du crédit. Or, d'un autre côté, je viens de lire que la chambre vient d'approuver le report des crédits à la consommation des particuliers (report total avec effet rétroactif au 1/5/20). Veuillez agréer, Madame, l'expression de mes sentiments distingués,RYCKAERT Serge