Pareil déséquilibre pose bien évidemment problème lorsque l'on ambitionne, ainsi que le souhaite Jan Jambon, ministre de l'Intérieur, de doter notre pays d'un " bouclier numérique " composé de caméras ANPR ( automatic number plate recognition). Reliés à une base de données, ces appareils peuvent instantanément identifier tou...

Pareil déséquilibre pose bien évidemment problème lorsque l'on ambitionne, ainsi que le souhaite Jan Jambon, ministre de l'Intérieur, de doter notre pays d'un " bouclier numérique " composé de caméras ANPR ( automatic number plate recognition). Reliés à une base de données, ces appareils peuvent instantanément identifier tout véhicule suspect, déclencher l'alerte et, en principe, le pister sur tout le territoire. L'idée du ministre est en effet d'installer un millier de caméras de ce type qui surveilleraient en permanence les frontières ainsi que les principaux noeuds autoroutiers. Mais avec Bruxelles et la Wallonie qui n'en possèdent chacun qu'une seule, les mailles du filet ainsi tendu ne sont pas près de se resserrer ! Les malfrats l'ont parfaitement compris. Entre la Flandre occidentale et le Hainaut voisin, le taux de criminalité est ainsi trois à quatre fois plus élevé. En matière de vols de voiture et de car-jacking, il l'est même 17 fois ! Ce déséquilibre entre Flandre et Wallonie est également perceptible en termes de contrôles des trajets. Dans le Nord du pays, 55 tronçons sont déjà opérationnels et 69 autres en cours d'aménagement, de sorte que pour la fin de la législature, la Flandre devrait totaliser quelque 120 trajets sous contrôle. Une mesure que Ben Weyts, ministre flamand de la Mobilité, trouve plus équitable que les radars, dissimulés ou non, car l'automobiliste n'est pas sanctionné sur base d'un instantané. Il ne le sera que s'il persiste à rouler trop vite sur une certaine distance. Interrogés par le VAB, trois quarts des Flamands sont du même avis, contre 52 % à peine des Wallons.