Pourtant, comme l'écrivait encore ce weekend, Gary Vaynerchuck, le plus célèbre des gourous de la Silicon Valley, "si vous vous réveillez et que les personnes qui vous sont les plus chères sont en bonne santé, alors c'est déjà une magnifique journée".

Et puis, j'ai d'autres amis, hommes d'affaires d'un certain âge, qui ne comprennent pas, par exemple, cette inquiétude pour savoir si on pourra enfin passer la Noël en famille ou pas. C'est vrai que c'est l'idéal, et tout le monde y aspire, mais d'abord personne ne pourra vous répondre. Et puis, prenons du recul. On nous demande quoi ? D'être prudent, de garder nos distances, d'effectuer les gestes barrières et de porter le masque. En plus, on sait que tout cela n'aura qu'un temps, ce n'est pas pour l'éternité.

Nos grands-parents qui ont participé à la guerre ne comprendraient pas nos éventuelles réticences face à ces contraintes, pénibles mais somme toutes très gérables.

Des habitants en Syrie ou au Liban nous diraient aujourd'hui que nous autres, au moins, nous savons que ce cauchemar aura une fin, mais qu'en est-il de ces pays dévastés par la guerre ou la corruption ? Là-bas, les enfants n'ont aucune perspective, aucun avenir, à l'inverse des nôtres, rien, le vide.

Les réseaux sociaux ne font rien pour calmer les choses et certains médias traditionnels hélas embrayent aussi dans cette cacophonie. Par le passé, l'information était rare et son accès difficile. Aujourd'hui, c'est l'inverse, l'information est ultra-abondante et gratuite.

La vraie question aujourd'hui, c'est comment sélectionner l'information sérieuse dans un océan de délire. Olivier Babeau, l'auteur d'un livre sur le numérique explique que " la conséquence de la cacophonie des discours est exactement comparable au niveau sonore d'une cantine scolaire : chacun élevant la voix pour se faire entendre, on finit par ne plus rien entendre, sauf les hurlements - dont les enfants ne sont pas avares".

Et donc, dans le brouhaha de la concurrence médiatique, "de la concurrence des paroles, il faut devenir extrême pour espérer émerger".

C'est clair, la pandémie actuelle démontre que sur les réseaux sociaux et aussi certains médias, la raison ne fait plus recette. On croyait que dans un monde surinformé, nous aurions plus de lucidité, plus d'esprit critique, plus de discernement.

Au lieu de cela, c'est le retour des rumeurs, des théories du complot et autres fantasmes, ce n'est pas l'idéal pour combattre une pandémie. Raison pour laquelle je filtre mes informations depuis plus de 25 ans avec autant de précaution que je choisis mes aliments. Les mauvaises nourritures comme les mauvaises informations sont toxiques.

Pourtant, comme l'écrivait encore ce weekend, Gary Vaynerchuck, le plus célèbre des gourous de la Silicon Valley, "si vous vous réveillez et que les personnes qui vous sont les plus chères sont en bonne santé, alors c'est déjà une magnifique journée". Et puis, j'ai d'autres amis, hommes d'affaires d'un certain âge, qui ne comprennent pas, par exemple, cette inquiétude pour savoir si on pourra enfin passer la Noël en famille ou pas. C'est vrai que c'est l'idéal, et tout le monde y aspire, mais d'abord personne ne pourra vous répondre. Et puis, prenons du recul. On nous demande quoi ? D'être prudent, de garder nos distances, d'effectuer les gestes barrières et de porter le masque. En plus, on sait que tout cela n'aura qu'un temps, ce n'est pas pour l'éternité. Nos grands-parents qui ont participé à la guerre ne comprendraient pas nos éventuelles réticences face à ces contraintes, pénibles mais somme toutes très gérables. Des habitants en Syrie ou au Liban nous diraient aujourd'hui que nous autres, au moins, nous savons que ce cauchemar aura une fin, mais qu'en est-il de ces pays dévastés par la guerre ou la corruption ? Là-bas, les enfants n'ont aucune perspective, aucun avenir, à l'inverse des nôtres, rien, le vide. Les réseaux sociaux ne font rien pour calmer les choses et certains médias traditionnels hélas embrayent aussi dans cette cacophonie. Par le passé, l'information était rare et son accès difficile. Aujourd'hui, c'est l'inverse, l'information est ultra-abondante et gratuite. La vraie question aujourd'hui, c'est comment sélectionner l'information sérieuse dans un océan de délire. Olivier Babeau, l'auteur d'un livre sur le numérique explique que " la conséquence de la cacophonie des discours est exactement comparable au niveau sonore d'une cantine scolaire : chacun élevant la voix pour se faire entendre, on finit par ne plus rien entendre, sauf les hurlements - dont les enfants ne sont pas avares". Et donc, dans le brouhaha de la concurrence médiatique, "de la concurrence des paroles, il faut devenir extrême pour espérer émerger". C'est clair, la pandémie actuelle démontre que sur les réseaux sociaux et aussi certains médias, la raison ne fait plus recette. On croyait que dans un monde surinformé, nous aurions plus de lucidité, plus d'esprit critique, plus de discernement. Au lieu de cela, c'est le retour des rumeurs, des théories du complot et autres fantasmes, ce n'est pas l'idéal pour combattre une pandémie. Raison pour laquelle je filtre mes informations depuis plus de 25 ans avec autant de précaution que je choisis mes aliments. Les mauvaises nourritures comme les mauvaises informations sont toxiques.