La chute est impressionnante. En avril 2020, le taux de chômage américain avait atteint, sous l'effet du début de la pandémie, son niveau le plus haut depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale: 14,7%. Moins de deux ans plus tard, le voilà déjà retombé à 3,8%. Soit quasiment à son plus bas historique (3,5%) atteint à la fin 2019. Les Etats-U...

La chute est impressionnante. En avril 2020, le taux de chômage américain avait atteint, sous l'effet du début de la pandémie, son niveau le plus haut depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale: 14,7%. Moins de deux ans plus tard, le voilà déjà retombé à 3,8%. Soit quasiment à son plus bas historique (3,5%) atteint à la fin 2019. Les Etats-Unis sont de retour quasiment au plein-emploi et entrés de plain-pied et à longues enjambées dans un monde économique postpandémique. En février, les créations nettes de postes ont atteint 678.000 unités, soit bien plus que les prévisions. Ce sont les hôtels, les restaurants, les parcs d'attractions et les autres secteurs liés à l'industrie de l'hospitalité qui ont dopé ces recrutements. Avec la levée des restrictions sanitaires un peu partout dans le pays, ces chiffres signalent le retour en force du tourisme, des conventions, des salons et des voyages d'affaires. La construction et le secteur de la santé ont aussi beaucoup engagé. Cette bonne santé va de pair avec des salaires plus élevés (+ 5,1% sur un an) vu la rareté de la main-d'oeuvre même si, depuis le début de l'année, la hausse des salaires horaires a tendance à se stabiliser. A ce stade, la seule inquiétude reste l'inflation: 7,5% en janvier. Un niveau très élevé qui pourrait ne pas descendre de sitôt vu le conflit en Ukraine et son impact sur les prix de l'énergie. Cette situation est suivie de près par la Fed qui, pour éviter la surchauffe sans toucher à la croissance de l'emploi, compte augmenter très progressivement son taux directeur. Il est question de passer de zéro à 0,25% dans les prochains jours.