La semaine du steak-frites lancée, par le Vlaams Centrum voor Agro-en Visserijmarketing (Vlam) dans le but de promouvoir ce plat traditionnel, ne fait pas que des heureux. Groen, soutenu par le sp.a, a immédiatement demandé que soit mis fin à cette promotion à grand renfort de subsides publics - chaque fois que le secteur investit 100 euros, les pouvoirs publics en ajoutent ...

La semaine du steak-frites lancée, par le Vlaams Centrum voor Agro-en Visserijmarketing (Vlam) dans le but de promouvoir ce plat traditionnel, ne fait pas que des heureux. Groen, soutenu par le sp.a, a immédiatement demandé que soit mis fin à cette promotion à grand renfort de subsides publics - chaque fois que le secteur investit 100 euros, les pouvoirs publics en ajoutent en effet 60 - " d'une alimentation nuisible à la santé ", déclenchant ainsi sur les réseaux sociaux une querelle portant sur les valeurs et traditions de la Flandre. La mèche avait, il est vrai, été allumée quelques jours auparavant par la décision de la Ville de Bruges de modifier l'appellation de son traditionnel marché de Noël en " Marché d'hiver ", même si Bruxelles, Anvers, Gand et Hasselt l'avaient déjà fait avant elle. " Baas over eigen maag " (maître de son propre estomac) avait ainsi tweeté Theo Francken, dénonçant une " mise sous tutelle de la gauche ". Le ministre N-VA demandait par ailleurs quel mal il pouvait bien y avoir à déguster des frites fraîchement venues du patattenboer (producteur de pommes de terre local) qui accompagnent un morceau de blanc-bleu que par inadvertance sans doute, il oubliait de qualifier de " belge ". Quoi qu'il en soit, John Crombez en personne, président du sp.a, s'est senti obligé de réagir sur le même média. " Fan à titre personnel du steak-frites, j'estime toutefois qu'il faut manger moins de viande et, plus important, de la viande de chez nous en respectant à la fois l'animal et l'environnement ". Au Vlam, on ne comprend guère ce flot de critiques. " Nous n'avons jamais dit qu'il fallait manger plus de viande mais simplement invité à donner la préférence à des produits du terroir. " Sur Internet en tout cas, le message n'est pas passé. La polémique y bat son plein, rebondissant sur un autre débat, celui de l'abattage sans étourdissement.