Un accord interprofessionnel (AIP) ne se limite toutefois pas à acter cette fameuse marge salariale. Chaque camp essaie d'y ajouter l'un ou l'autre élément. C'est ainsi que le nombre maximal d'heures supplémentaires sera porté de 100 à 120 heures par an et que le salaire minimum sera très légèrement rehaussé...

Un accord interprofessionnel (AIP) ne se limite toutefois pas à acter cette fameuse marge salariale. Chaque camp essaie d'y ajouter l'un ou l'autre élément. C'est ainsi que le nombre maximal d'heures supplémentaires sera porté de 100 à 120 heures par an et que le salaire minimum sera très légèrement rehaussé (10 centimes à l'heure). Mais, surtout, les partenaires sociaux ont marqué leur accord pour que le chômage avec complément de l'employeur (ex-prépension) soit accessible cette année aux travailleurs à partir de 58 ans et l'an prochain à partir de 59 ans. Il s'agit là d'un recul d'un an par rapport à l'accord gouvernemental de l'été dernier, qui fixait l'âge minimal pour la prépension en cas de restructuration à 59 ans dès cette année. Cela a fait bondir la présidente de l'Open Vld Gwendolyn Rutten, qui a regretté que les partenaires sociaux " se déchargent de leurs responsabilités ". " Ce n'était pas l'accord, a-t-elle précisé sur Twitter. Avec un marché de l'emploi aussi tendu, on ne se passe pas des gens à 58 ans. " Le ministre de l'Emploi Kris Peeters (CD&V) salue, lui, au contraire, la conclusion d'un accord qui devrait garantir la paix sociale. Le projet d'AIP doit encore être ratifié par les instances syndicales. Le volet relatif aux prépensions nécessitera une majorité politique pour adopter les modifications réglementaires prévues. Et ce ne sera pas forcément évident avec un gouvernement minoritaire et en affaires courantes.