Ces pays ont franchi le pas afin de mieux cartographier les infections par le coronavirus et traiter rapidement les infractions. Nous nous dirigeons vers un État policier parce qu'une minorité continue à faire la fête ou à traîner en groupe au mépris des mesures prises dans le cadre de la lutte contre le coronavirus.
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Ces pays ont franchi le pas afin de mieux cartographier les infections par le coronavirus et traiter rapidement les infractions. Nous nous dirigeons vers un État policier parce qu'une minorité continue à faire la fête ou à traîner en groupe au mépris des mesures prises dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Il est légitime de craindre que la Belgique devienne un État policier si nous renonçons à notre vie privée. Mais si l'on en arrive là, nous ne pourrons nous en prendre qu'à nous-mêmes. La semaine dernière, la police a dû fermer deux fois le même café en Flandre occidentale. En temps normal, de telles infractions sont sans importance. Mais le coronavirus se répand si vite que les comportements antisociaux peuvent désormais coûter des vies. Ce n'est pas le moment de faire preuve d'une indifférence mal placée, personne ne peut éviter d'infecter quelqu'un d'autre. Il suffit de peu : toucher son visage ou une poignée de porte. La distanciation sociale est particulièrement efficace. Afin de donner aux hôpitaux la chance de sauver le plus grand nombre de patients sans dérégler à jamais notre économie, nous devons respecter à 100% la lettre et l'esprit des obligations imposées. Et en Belgique, cela a toujours été difficile. Nous tenons à notre liberté, nous ne nous sentons pas représentés par les politiques, ou avons le sentiment d'être opprimés par la multiplication des règles et les impôts élevés. Le coronavirus ne se soucie pas de ces arguments. Les patients sous respirateur aux soins intensifs, les personnes âgées, les personnes atteintes de cancer et le personnel hospitalier non plus. Nous devons rester chez nous, pour que Big Brother reste chez lui.Traduction : virginie·dupont·sprl