"Galp et ENI ont décidé d'abandonner le projet d'exploration dans le bassin de l'Alentejo (...) les conditions existantes ont rendu objectivement impossible la poursuite des activités", a indiqué Galp.

Le projet de forage pétrolier, situé à une cinquantaine de kilomètres d'Aljezur, commune insérée dans le parc naturel s'étendant le long du littoral sud-ouest portugais, a suscité une forte opposition de la part des ONG de défense de l'environnement depuis son lancement en 2007.

Ces dernières ont organisé cet été plusieurs manifestations sur les plages du pays afin d'alerter sur le risque écologique de cette entreprise.

En août, les militants de ces associations, soutenus par les municipalités de la région, ont obtenu de la part du tribunal de Loulé (sud) la suspension des travaux de préparation du forage.

Alliés du gouvernement socialiste portugais, le Bloc de gauche et le Parti communiste ont également plaidé pour l'arrêt des opérations. De son côté, l'exécutif a fait valoir que le fond marin concerné n'était pas particulièrement sensible et que le risque de catastrophe environnementale était extrêmement réduit.

Après des années d'investissement dans les énergies renouvelables, le Portugal se situe au 7e rang des Etats membres de l'Union européenne dont la part d'énergies propres dans la consommation totale d'énergie est la plus importante, à près de 25%. Le pays ibérique vise la neutralité carbone à l'horizon 2050.