Au cours de cette période, le Fonds monétaire international a soutenu 133 programmes d'aide économique à ses pays membres.

"L'examen a révélé que les trois quarts des programmes du FMI avaient réussi ou avaient partiellement réussi à atteindre leurs objectifs, tels que résoudre des problèmes de balance des paiements et stimuler la croissance économique", soulignent des responsables du FMI dans un blog commun.

Martin Mühleisen, directeur du département examinant les programmes, son adjointe Petya Koeva Brooks et Chad Steinberg, économiste, soulignent qu'il s'agit du premier bilan des programmes du Fonds depuis la crise financière mondiale, "période au cours de laquelle la croissance économique a été d'une lenteur inattendue".

Cet examen fait apparaître que les pays s'adressent souvent au FMI alors qu'ils font déjà face à des menaces majeures pour la stabilité économique et financière de leur économie.

Si bien que les programmes du FMI servent souvent "d'amortisseurs", permettant aux pays de faire face aux besoins financiers immédiats et d'atténuer considérablement la déroute économique.

Autre élément positif, ces plans d'aide ont servi de catalyseur pour obtenir d'autres financements émanant d'autres prêteurs officiels et donateurs.

"Cela a permis de protéger les économies des pays de perturbations encore plus graves", estiment les responsables du FMI.

Ce rapport, présenté le 3 mai au Comité de direction, constate que les dépenses sociales ont généralement pu être préservées sachant que plus du tiers des programmes, principalement dans les pays à faibles revenus, visaient une expansion budgétaire pour soutenir la croissance et réduire la pauvreté.

En revanche, l'examen de ces plans a mis en lumière plusieurs facteurs susceptibles de compromettre en partie leurs objectifs, en particulier des prévisions économiques trop optimistes.

Par conséquent, les auteurs recommandent d'utiliser une approche plus prudente des prévisions économiques et de fournir des analyses plus approfondies de l'impact que les politiques du programme pourraient avoir sur la croissance économique.

En outre, si toute restructuration de la dette doit être examinée au cas par cas, un diagnostic plus minutieux est essentiel. Sur ce point, ils suggèrent l'élaboration d'outils plus précis pour réduire les erreurs de jugement lors de l'évaluation de la dette.

Il est par ailleurs essentiel que les autorités nationales s'approprient pleinement un plan d'action.

Sur ce point, le FMI souligne qu'une meilleure compréhension des caractéristiques institutionnelles et politiques du pays demandant de l'aide est essentielle pour éviter de viser des objectifs irréalistes.

Enfin, "une communication efficace avec le public est souvent un aspect sous-estimé de la réussite du programme", notent Petya Koeva Brooks, Martin Mühleisen et Chad Steinberg.