Les treize membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), menés par Ryad, et leurs dix alliés conduits par Moscou sont convenus "d'ajuster à la hausse leur niveau total de production de 400.000 barils par jour pour le mois d'avril", a annoncé le cartel dans un communiqué à l'issue d'une brève réunion, au résultat sans surprise.

Dans la foulée, les prix du baril ont encore accentué leur hausse: le WTI américain montait vers 13H15 GMT jusqu'à 112,51 dollars, un record depuis 2013, tandis que Brent de la mer du Nord atteignait 113,94 dollars, au plus haut depuis 2014.

La stratégie graduelle de l'Opep+, renouvelée de mois en mois, a été lancée au printemps 2021 à la faveur du redressement de la demande, après des coupes drastiques pour faire face à la pandémie de Covid-19.

Mais depuis, l'envolée des cours s'est accélérée, propulsée par les tensions géopolitiques puis le lancement de l'offensive russe il y a près d'une semaine.

"Promesse sur le papier"

Et l'annonce mardi par l'Agence internationale de l'énergie de la mise sur le marché de 60 millions de barils tirés des réserves de ses pays membres n'a pas eu l'effet d'apaisement escompté.

La décision a été présentée par l'Agence comme "un message uni et fort aux marchés pétroliers mondiaux sur le fait qu'il n'y aura pas de pénurie d'offre résultant de l'invasion russe en Ukraine".

Mais elle a été jugée trop timide par les investisseurs alors que sur le terrain, l'attaque s'intensifiait.

"La guerre en Ukraine s'envenime et les hostilités entre l'Occident et la Russie s'accentuent", entraînant un "risque élevé" de perturbations de l'approvisionnement en brut et en gaz naturel, s'inquiète Bjarne Schieldrop, analyste chez Seb.

En théorie, l'Opep+ pourrait contribuer à freiner l'ascension des cours en accélérant le rythme d'ouverture des robinets.

"Nous nous attendons à ce que l'Opep+ maintienne une politique prudente jusqu'à ce qu'elle soit absolument obligée de changer de cap", a commenté Louise Dickson, de Rystad Energy.

L'alliance avait adopté la même attitude au début de la pandémie de Covid-19 qui avait conduit à une "extrême destruction de la demande", avant de rectifier le tir en urgence devant un marché "en claire détresse", rappelle l'analyste.

De toute façon, même s'ils élèvent davantage la production, il ne s'agirait que d'une "promesse sur le papier", note Louise Dickson, de Rystad Energy.

Car l'alliance Opep+ est incapable de remplir ses quotas, "ce qui contribue à la pénurie de l'offre et alimente la hausse des prix".

Entre décembre et janvier, les 23 pays membres ont augmenté le volume de 64.000 barils par jour, selon des sources indirectes citées dans le dernier rapport mensuel du groupe. Un résultat très loin de la hausse convenue de 400.000 barils.

Les treize membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), menés par Ryad, et leurs dix alliés conduits par Moscou sont convenus "d'ajuster à la hausse leur niveau total de production de 400.000 barils par jour pour le mois d'avril", a annoncé le cartel dans un communiqué à l'issue d'une brève réunion, au résultat sans surprise.Dans la foulée, les prix du baril ont encore accentué leur hausse: le WTI américain montait vers 13H15 GMT jusqu'à 112,51 dollars, un record depuis 2013, tandis que Brent de la mer du Nord atteignait 113,94 dollars, au plus haut depuis 2014.La stratégie graduelle de l'Opep+, renouvelée de mois en mois, a été lancée au printemps 2021 à la faveur du redressement de la demande, après des coupes drastiques pour faire face à la pandémie de Covid-19.Mais depuis, l'envolée des cours s'est accélérée, propulsée par les tensions géopolitiques puis le lancement de l'offensive russe il y a près d'une semaine.Et l'annonce mardi par l'Agence internationale de l'énergie de la mise sur le marché de 60 millions de barils tirés des réserves de ses pays membres n'a pas eu l'effet d'apaisement escompté.La décision a été présentée par l'Agence comme "un message uni et fort aux marchés pétroliers mondiaux sur le fait qu'il n'y aura pas de pénurie d'offre résultant de l'invasion russe en Ukraine". Mais elle a été jugée trop timide par les investisseurs alors que sur le terrain, l'attaque s'intensifiait."La guerre en Ukraine s'envenime et les hostilités entre l'Occident et la Russie s'accentuent", entraînant un "risque élevé" de perturbations de l'approvisionnement en brut et en gaz naturel, s'inquiète Bjarne Schieldrop, analyste chez Seb.En théorie, l'Opep+ pourrait contribuer à freiner l'ascension des cours en accélérant le rythme d'ouverture des robinets."Nous nous attendons à ce que l'Opep+ maintienne une politique prudente jusqu'à ce qu'elle soit absolument obligée de changer de cap", a commenté Louise Dickson, de Rystad Energy. L'alliance avait adopté la même attitude au début de la pandémie de Covid-19 qui avait conduit à une "extrême destruction de la demande", avant de rectifier le tir en urgence devant un marché "en claire détresse", rappelle l'analyste.De toute façon, même s'ils élèvent davantage la production, il ne s'agirait que d'une "promesse sur le papier", note Louise Dickson, de Rystad Energy.Car l'alliance Opep+ est incapable de remplir ses quotas, "ce qui contribue à la pénurie de l'offre et alimente la hausse des prix".Entre décembre et janvier, les 23 pays membres ont augmenté le volume de 64.000 barils par jour, selon des sources indirectes citées dans le dernier rapport mensuel du groupe. Un résultat très loin de la hausse convenue de 400.000 barils.