La politique énergétique belge n'a pas précisément été, ces dernières décennies, un modèle de prévoyance. La décision de sortir du nucléaire, prise en 2003, n'a jamais été suivie de plans de substitution. Pis : la capacité de production d'électricité n'a cessé de diminuer. Toutes les centrales au charbon ont fermé leurs portes. Elles assuraient une production totale de quelque trois gigawatts, soit l'équivalent de trois grands réacteurs nucléaires. " Cette fermeture ne procède pourtant pas d'une décision politique ", affirme Ronnie Belmans, professeur à la KU Leuven et CEO d'EnergyVille, le centre de recherche sur l'évolution vers un approvisionnement énergétique durable des grandes zones urbaines.
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