M. Kamalvandi a détaillé devant la presse les mesures de la nouvelle phase du plan de réduction des engagements pris par l'Iran devant la communauté internationale à propos de ses activités nucléaires.

Il a insisté sur le fait que les engagements pris par l'Iran sur la "transparence" de ses activités nucléaires seraient "honorés comme avant".

Ceci concerne en particulier "la surveillance et l'accès" des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a déclaré M. Kamlavandi lors d'une conférence de presse retransmise en direct sur la télévision d'Etat.

Parmi les mesures constituant une réduction des engagements de l'Iran, M. Kamalvandi a indiqué que l'OIEA avait mis en route 20 centrifugeuses de type IR-4 et 20 autres de type IR-6, alors que l'accord sur le nucléaire iranien de 2015 ne l'autorise à ce stade à produire de l'uranium enrichi qu'avec des centrifugeuses de première génération (IR-1).

La mise en route de ces centrifugeuses devrait accélérer la production d'uranium enrichi par l'Iran et augmenter les stocks du pays, qui depuis juillet dépassent la limite fixée par cet accord (300 kg) conclu entre la République islamique et le groupe 5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne).

L'Iran a commencé en mai à réduire les engagements qu'il a consentis au titre de cet accord en représailles à la décision pris un an plus tôt par les Etats-Unis de dénoncer ce texte et de réimposer des sanctions économiques contre Téhéran.

Le président iranien avait lancé mercredi soir la troisième phase du plan de réduction des engagements de l'Iran en ordonnant à l'OIEA de faire sauter toute limite à la recherche et au développement dans le domaine nucléaire.