Cette annonce de l'Iran représente une troisième étape de la réduction de ses engagements en matière nucléaire pris en 2015 dans le cadre d'un accord international conclu à Vienne, et fait fi des appels européens l'enjoignant à cesser de réduire ses engagements.

"Les premiers à s'être assis sur l'accord ce sont les Etats-Unis, il faut rappeler l'histoire", a réagi dimanche M. Le Drian, qui s'exprimait dans l'émission politique Le Grand Rendez-vous Europe1/CNEWS/Les Echos.

"Les accords de Vienne ont été signés par un certain nombre de pays, dont les Etats-Unis, qui ont estimé ne plus être engagés par cet accord et ont retiré leur signature" et "ils ont aussi remis en place des sanctions avec un élargissement des sanctions (...) si bien que l'Iran était en panne de retour des avantages qu'il aurait pu retirer de la signature de cet accord".

Réagissant à l'annonce de l'Iran samedi, M. Le Drian a jugé que Téhéran apportait "de mauvaises réponses à une mauvaise décision qui est celle des Américains".

"Le fait de poser des actes de désengagement de l'accord JCPOA (accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015, ndlr) induit une escalade (...) mais les voies du dialogue sont toujours ouvertes , y compris aujourd'hui", a-t-il martelé.

"Il faut que l'Iran renonce à ce type d'actions qui entravent le processus de désescalade que nous voulons mettre en place, mais nous continuons notre action pour permettre à ce qu'il y ait une plus grande sérénité", a-t-il ajouté.

Depuis mai, l'Iran s'est engagé dans trois phases de réduction de ses engagements pris au titre de l'accord sur le nucléaire de 2015 dont les Etats-Unis se sont retirés unilatéralement en 2018, rétablissant de dures sanctions contre la République islamique.