La première économie du monde a créé 164.000 emplois en juillet. C'est supérieur aux estimations des analystes (160.000) mais inférieur à ceux enregistrés en juin (193.000 contre 224.000 initialement annoncé).

Comme en juin, le secteur des services aux entreprises et celui de la santé ont enregistré les plus importants gains (+31.000 et +30.000 respectivement).

Ils ont été suivis du secteur de l'assistance sociale (+20.000) et du secteur financier (+18.000).

L'industrie manufacturière, secteur cher à Donald Trump, n'a enregistré que 16.000 nouveaux postes en juillet.

Signe de l'essoufflement, l'économie américaine a créé 165.000 emplois en moyenne mensuelle au cours du premier semestre contre 223.000 en 2018. Pour le seul secteur manufacturier, 8.000 emplois ont été créés chaque mois contre 22.000 l'an passé.

Le salaire horaire moyen a augmenté de 3,2% sur un an

Signe positif en juillet, le salaire horaire moyen a augmenté de 3,2% sur un an, soit une hausse bien supérieure à l'inflation, ce qui a permis de soutenir la consommation des ménages.

C'est d'ailleurs la consommation qui a permis de maintenir la croissance à un rythme solide au deuxième trimestre malgré les effets de la guerre commerciale menée par l'Hôte de la Maison Blanche contre la Chine qui a fortement réduit les échanges commerciaux avec le géant asiatique.

A 2,1% en rythme annuel, l'augmentation du Produit intérieur brut (PIB) des Etats-Unis d'avril à juin a marqué un coup de frein après les 3,1% réalisés au premier trimestre.

Et la Banque centrale américaine a décidé cette semaine de baisser les taux d'intérêt pour dynamiser l'expansion économique pointant du doigt le ralentissement économique mondial et les incertitudes entourant le commerce international.