Négociations sur le Brexit : "Il nous faut des progrès substantiels", dit Juncker

12/10/18 à 15:57 - Mise à jour à 15:56

Source: Afp

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a jugé vendredi qu'il fallait encore "des progrès substantiels" avant de trouver un accord sur le Brexit, estimant que la question de l'Irlande notamment était "ultra difficile".

Négociations sur le Brexit : "Il nous faut des progrès substantiels", dit Juncker

Jean-Claude Juncker, président de la Commission européenne © BELGA/Dirk Waem

Dans un entretien avec le journal Le Monde vendredi, M. Juncker a déclaré vouloir "croire que nous trouverons un accord avec nos amis britanniques entre les Conseils européens de la semaine prochaine et celui, possible, de novembre".

"Il nous faut donc des progrès substantiels, dont nous devrions pouvoir prendre acte la semaine prochaine", a-t-il estimé, ajoutant : "Ceux qui mettent tous leurs pions sur l'hypothèse d'un désaccord se trompent: il faudra trouver un accord. Et je crois que nous le trouverons".

Il a toutefois ajouté se préparer à un "no deal". "Pas parce que nous le souhaitons mais parce que c'est un principe de bonne administration de se préparer à ce que l'on ne veut pas". Certains pays membres "estiment que nous devrions progresser plus vite. J'ai de bonnes raisons de ne pas le faire : nous n'insistons pas trop, car cela serait vu à Londres comme une provocation", a-t-il également affirmé.

Dans une semaine, les dirigeants de l'Union européenne (UE) se retrouvent donc à Bruxelles pour un sommet qualifié de "moment de vérité" pour le Brexit, et aucun accord n'a pour l'instant été trouvé entre Londres et ses partenaires sur le moyen de faire contrôler par les douanes de l'UE les biens transitant par la province britannique d'Irlande du Nord.

Interrogé à ce sujet, M. Juncker a estimé que la question de l'Irlande était "évidemment ultra difficile". "Il est vrai que nous ne sommes pas là où nous devrions être pour conclure", a-t-il relevé.

"Ce n'est pas l'UE qui impose ce débat aux Britanniques et aux Irlandais : c'est la décision souveraine britannique qui a entraîné cette difficulté", a-t-il indiqué.

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