M. Gramegna, 64 ans, prendra ses fonctions le 1er décembre pour un mandat de cinq ans, a précisé le MES dans un communiqué. Il succède à l'Allemand Klaus Regling dont le mandat était arrivé à échéance le 7 octobre, après dix ans à la tête du fonds créé en 2012 dans le sillage de la crise financière. Son adjoint Christophe Frankel assurait depuis l'intérim.

Le MES dispose d'une capacité de prêt maximum de 500 milliards d'euros destinés à aider, en cas de difficultés financières, les pays partageant la monnaie unique. Durant plusieurs mois, les 19 ministres des Finances de la zone euro avaient échoué à se mettre d'accord sur le successeur de M. Regling. Deux candidats avaient d'abord été pressentis: M. Gramegna, soutenu notamment par l'Allemagne, et son ancien homologue portugais Joao Leao, soutenu par la France et l'Italie. Mais tous deux s'étaient retirés le mois dernier, faute d'avoir pu obtenir les 80% de votes requis.

Pierre Gramegna est finalement revenu dans la course, le nouveau gouvernement italien ayant levé l'opposition de Rome à sa candidature, tout comme Paris. Le MES fait l'objet d'une profonde méfiance en Italie, où il est considéré comme un instrument de l'austérité imposée par l'Europe du nord aux pays du sud. Le recours à ce mécanisme est assorti de conditions de réformes strictes, comme celles imposées à la Grèce lors de son renflouement en 2015, lorsque le gouvernement de gauche de l'époque avait perdu l'accès aux marchés financiers

M. Gramegna, 64 ans, prendra ses fonctions le 1er décembre pour un mandat de cinq ans, a précisé le MES dans un communiqué. Il succède à l'Allemand Klaus Regling dont le mandat était arrivé à échéance le 7 octobre, après dix ans à la tête du fonds créé en 2012 dans le sillage de la crise financière. Son adjoint Christophe Frankel assurait depuis l'intérim.Le MES dispose d'une capacité de prêt maximum de 500 milliards d'euros destinés à aider, en cas de difficultés financières, les pays partageant la monnaie unique. Durant plusieurs mois, les 19 ministres des Finances de la zone euro avaient échoué à se mettre d'accord sur le successeur de M. Regling. Deux candidats avaient d'abord été pressentis: M. Gramegna, soutenu notamment par l'Allemagne, et son ancien homologue portugais Joao Leao, soutenu par la France et l'Italie. Mais tous deux s'étaient retirés le mois dernier, faute d'avoir pu obtenir les 80% de votes requis.Pierre Gramegna est finalement revenu dans la course, le nouveau gouvernement italien ayant levé l'opposition de Rome à sa candidature, tout comme Paris. Le MES fait l'objet d'une profonde méfiance en Italie, où il est considéré comme un instrument de l'austérité imposée par l'Europe du nord aux pays du sud. Le recours à ce mécanisme est assorti de conditions de réformes strictes, comme celles imposées à la Grèce lors de son renflouement en 2015, lorsque le gouvernement de gauche de l'époque avait perdu l'accès aux marchés financiers