Selon l'enquête européenne sur les forces de travail 1997-2007, la part des travailleurs bénéficiant d'une rémunération élevée a augmenté de 6,9% sur la période en Belgique, alors que celle des emplois faiblement rémunérés a légèrement progressé de 0,4% par rapport à nos voisins directs.

En Belgique, la part des emplois faiblement et hautement rémunérés est en hausse dans tous les secteurs, à l'exception de l'enseignement, alors que les emplois moyennement rémunérés sont en recul. L'augmentation remarquable de la proportion de jobs hautement rémunérés est la conséquence d'une importance plus grande des secteurs des soins de santé et des services aux entreprises dans l'emploi total, au détriment de l'industrie.

La KUL plaide en faveur de mesures d'accompagnement permettant d'aider les travailleurs de la classe moyenne touchés par cette polarisation à faire la transition vers de nouveaux emplois (recyclage et développement de nouvelles compétences). Une politique d'activation adaptée et un filet social devraient également éviter que ces travailleurs ne se retrouvent déclassés, souligne-t-on. La République tchèque et la Hongrie sont les seules exceptions européennes à ce phénomène de polarisation du marché du travail.

Selon l'enquête européenne sur les forces de travail 1997-2007, la part des travailleurs bénéficiant d'une rémunération élevée a augmenté de 6,9% sur la période en Belgique, alors que celle des emplois faiblement rémunérés a légèrement progressé de 0,4% par rapport à nos voisins directs. En Belgique, la part des emplois faiblement et hautement rémunérés est en hausse dans tous les secteurs, à l'exception de l'enseignement, alors que les emplois moyennement rémunérés sont en recul. L'augmentation remarquable de la proportion de jobs hautement rémunérés est la conséquence d'une importance plus grande des secteurs des soins de santé et des services aux entreprises dans l'emploi total, au détriment de l'industrie. La KUL plaide en faveur de mesures d'accompagnement permettant d'aider les travailleurs de la classe moyenne touchés par cette polarisation à faire la transition vers de nouveaux emplois (recyclage et développement de nouvelles compétences). Une politique d'activation adaptée et un filet social devraient également éviter que ces travailleurs ne se retrouvent déclassés, souligne-t-on. La République tchèque et la Hongrie sont les seules exceptions européennes à ce phénomène de polarisation du marché du travail.